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Le café qui dit oui aux enfants : Gwénaëlle Morin reçoit le prix « Le Choix des Familles »

La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, vous a remis lundi 2 février, le prix « Le Choix des Familles » au ministère de la Santé et des Familles à Paris. Pourquoi cette récompense ?

En réponse au mouvement No Kids, la ministre a lancé en 2025 un nouveau label afin de distinguer les cafés, restaurants, lieux culturels, hébergements ou sites touristiques engagés pour un accueil bienveillant des enfants et de leurs familles. J’ai alors été contacté pour m’inscrire et remplir un questionnaire. Les internautes étaient ensuite invités à voter sur le site Le Choix des Familles. À l’arrivée, les 50 premiers établissements ont été sélectionnés et invités à la cérémonie. C’est là que j’ai appris que nous étions arrivés en sixième position sur toute la France.

Comment avez-vous réagi à cette distinction ?

J’ai passé une chouette journée à Paris, j’ai pu rencontrer d’autres porteurs de projets qui sont dans le même esprit que moi, j’étais super contente. Mais, ce qui m’a fait le plus plaisir, ce sont les messages de mes clients sur les réseaux sociaux, au café et jusqu’au supermarché. Leur fierté pour moi m’a beaucoup touchée.

Gwénaëlle Morin a ouvert Mon P‘tit Café, à Lamballe, dans la rue du Val, il y a un an et demi. (Julien Vaillant)

Pouvez-vous rappeler le concept de Mon P’tit Café ?

C’est un lieu résolument Kids Friendly (ami des enfants, NDLR), pensé pour accueillir les enfants avec bienveillance tout en créant un espace agréable pour les parents, mais aussi ouvert aux dos et aux grands-parents. Le concept, c’est de proposer un espace jeux aux enfants pendant que les parents s‘installent et se détendent, tout en profitant d’une gourmandise. Je propose également une restauration simple le midi, ainsi que des ateliers et animations, notamment pendant les vacances scolaires.

Comment vous positionnez-vous par rapport à ce mouvement No Kids ?

J’observe que de plus en plus de campings, hôtels et restaurants affichent ouvertement qu’ils ne veulent pas d’enfant, au prétexte qu’ils seraient mal élevés ou feraient trop de bruit. C’est à la limite de la légalité car on n’a pas le droit d’exclure en fonction de l’âge, pas plus que des origines ou du sexe. Il faut aussi penser que les enfants sont les adultes de demain, ce sont eux qui feront la société future. Et quand, on les exclut, c’est aussi leurs parents qu’on met de côté. Je suis convaincue que nous pouvons tous vivre ensemble, à condition de communiquer.

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