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Abolition du PEQ | Des immigrants et des élus dénoncent une « trahison » de la part du gouvernement

De nombreux manifestants se sont rassemblés samedi dans plusieurs villes du Québec, dont Montréal, pour dénoncer de nouveau l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), qui laisse de nombreux immigrants dans l’incertitude.


Publié à
13 h 59
Mis à jour à
17 h 12

PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE

Quelques centaines de manifestants se sont regroupés vers 14 h devant les bureaux du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), à Montréal, avant de se mettre en marche sur le boulevard Saint-Laurent. Des rassemblements ont aussi eu lieu à Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Chicoutimi à Saguenay, Gatineau et Rimouski.

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Mariia Kolosova en est à sa septième manifestation pour demander le rétablissement du PEQ. Arrivée en 2023, la jeune femme ukrainienne cochait tous les critères pour postuler au PEQ, il ne lui restait que 10 mois de travail avant de déposer son dossier. « Je ne sais pas ce qui va m’arriver après 2028, je suis dans l’incertitude totale, je ne peux pas retourner dans mon pays », a-t-elle expliqué.

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Mamadou Saïdou Bah, originaire de Guinée, a terminé ses études de comptabilité à l’automne dernier. Le jeune homme de 27 ans est actuellement en attente d’un permis de travail. Mais il ignore s’il pourra rester ensuite. « J’aime l’Amérique du Nord, mais je préférais venir au Québec parce qu’on y parle français. Si je devais retourner [en Guinée], ce serait pour moi une trahison de la part du Québec. »

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Dans son costume de dinosaure, Sauvane Petaut détonne au milieu de la marée de manteaux noirs et gris de la manifestation. Après son Programme Vacances-Travail (PVT), cet animateur graphique français se retrouve contraint de quitter le Québec. « Avec le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), même si je changeais de ville, ce ne serait pas suffisant », soupire-t-il. « Ma seule solution serait de changer de province. Laisser mes amis, ma job, mon appartement… C’est juste horrible. »

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Plus tôt cette semaine, le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, s’est engagé à admettre les 6300 employés du réseau de la santé visés par l’abolition du PEQ. Un engagement considéré comme insuffisant par les élus de l’opposition.

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« Peut-on dire d’abord la vérité aux Québécois ? », a lancé André Albert Morin, député de l’Acadie pour le Parti libéral du Québec, en marge de la manifestation, en référence aux multiples affirmations trompeuses du ministre pour justifier son refus d’accorder une clause de droits acquis.

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« La CAQ a deux options. Accorder la clause de droits acquis, et qu’on passe à autre chose, ou traîner cette casserole jusqu’à l’élection et en faire une question électorale », a martelé Guillaume Cliche-Rivard, député de Québec solidaire pour la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne.

Avec La Presse Canadienne

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