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L’équipe qui ne joue pas dans la bonne ligue

MILAN | Le Canada n’a jamais planté la Suisse comme ça depuis 10 ans. Cette équipe est dans une autre ligue.

Si vous suivez un peu le hockey international, vous ne pensiez justement pas que le Canada allait encore dominer son adversaire, comme la Tchéquie la veille. Car c’était contre les Suisses, cette fois-ci.

Depuis sept ans, tous les affrontements entre les deux clubs se sont soldés par un but, et le Canada les avait battus seulement deux fois en six matchs durant cette séquence. C’était dans le cadre des championnats mondiaux séniors. Les Suisses n’ont visiblement aucun complexe devant le Canada.

Pas mal pour un pays qui compte 26 000 joueurs et 300 patinoires. Au Canada, on est 630 000 joueurs et on a 9000 patinoires.

Mais le Canada leur a infligé une mornifle de 5 à 1.

Ça n’a pas été aussi facile que la veille, néanmoins. Le gardien canadien Logan Thompson a dû être brillant. Les Suisses ont frappé et menacé offensivement.

Le gros trio

Mais tout a changé à la fin de la première période quand Jon Cooper n’a pas pu résister à faire ce que tellement de partisans canadiens auraient fait aussi, en jumelant Connor McDavid, Nathan Mackinnon et Macklin Celebrini. Il a expliqué son irrésistible décision ici. Ils ont fini le match avec 8 points. C’était une autre ligue, un autre niveau. Ce n’était pas juste pour la Suisse.


AFP

Tom Wilson a donc été écarté de la première ligne. Il s’est retrouvé avec Brandon Hagel et Nick Suzuki qui retrouvait son poste de centre. Il a été limité à un peu plus de 13 minutes de temps de jeu.

Comme la veille, le capitaine du Canadien n’a pas été très visible. Il a commis un revirement en première période qui a provoqué un trois contre un. Logan Thompson a dû faire le morse échoué pour faire l’arrêt.

Le spectacle McDavid

Et après, ç’a été le spectacle Connor McDavid. En direct, c’est complètement ridicule.

Allez revoir le deuxième but des siens, lorsqu’il a été complice du but de Thomas Harley.

Son défenseur ne lui fait même pas une passe. Il envoie la rondelle n’importe où vers la zone neutre en sortie de zone. Et là, comme un chevreuil, McDavid passe à travers tout le monde en ramassant la rondelle bondissante au passage.

On ne comprend pas trop comment il fait parce que ça va trop vite. L’adversaire est incapable de le frapper, car s’ils le manquent, il part en échappée. Et là, il prend la rondelle. Tout le monde va vers lui. Et il ne fait que la remettre à Harley qui arrive en remorque. Il est seul devant le gardien. Voilà, le but.

Vous le voyez à la télé. Mais en direct, quand il prend sa deuxième vitesse et que son chandail se met à lever derrière lui, comme une cape de superhéros, à cause du vent et de sa rapidité, c’est fascinant.

Le défi d’affronter le Canada

Sans être impressionné, disons que les joueurs suisses ont constaté aussi que ce n’était pas évident d’affronter ce club-là.

«Écoute, dans la LNH, chaque équipe a quelques superstars. Là, chaque joueur est une superstar», a raconté le gardien suisse Akira Schmid, qui n’a pas mal joué du tout.

«Il fallait vraiment se concentrer sur nos forces et ne pas être impressionnés», a pour sa part lancé l’attaquant Timo Meier, qui avait sorti ses épaulettes. Il a distribué quelques bonnes mises en échec tôt dans le match pour faire comprendre à Tom Wilson qu’il ne pouvait pas gambader comme il voulait sur la glace, comme la veille.

De son côté, le capitaine des Devils, Nico Hischier, a ressorti son français pour me répondre de façon plutôt pédagogique pour m’expliquer le défi d’affronter le Canada.

«On a essayé de notre mieux, mais ce n’était pas suffisant. On était dans le match. Mais bien jouer contre un club comme ça, ce n’est pas assez. Il faut être vraiment confiant et essayer de faire plus de jeux risqués. Mais si tu rates ces jeux, ça s’en va de l’autre côté et tu n’es pas plus avancé. C’est une très fine ligne», a-t-il expliqué.

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