Alexandra Diaz et la dose de bonheur appelée Montréal en Lumière

Alexandra Diaz était une inconditionnelle de Montréal en Lumière bien avant qu’on lui confie le rôle de porte-parole du festival, il y a trois ans.
Malgré les moments difficiles qu’elle connaît présentement, il n’était pas question pour cette épicurienne notoire de se priver de son événement préféré, lequel, affirme-t-elle, injecte un peu de soleil à la longueur de l’hiver. Et elle s’avère une ambassadrice aussi investie que passionnée!
«Dans la vie, quelles que soient les épreuves qu’on traverse, mon mindset, c’est de faire des choses qui me rendent de bonne humeur, qui me font plaisir», philosophe une Alexandra Diaz enjouée lors d’un entretien téléphonique avec Métro.
De Paule-Andrée à Lou-Adriane
Enthousiaste, l’animatrice, autrice et journaliste l’est sincèrement lorsqu’elle évoque longuement les mille plaisirs de Montréal en Lumière, ses attractions extérieures, les spectacles (Loud, Lou-Adriane Cassidy, Feu! Chatterton) qu’elle se promet d’aller applaudir avec ses grands ados de 19 et 16 ans…
La présence de la jeune Cassidy rappelle à l’ancienne journaliste culturelle des souvenirs de ses débuts à Radio-Canada, «en 1920», blague-t-elle (elle y a été de 1995 à 2010, en réalité).
«J’étais allée voir sa mère, Paule-Andrée Cassidy, qui était extraordinaire en show. Aujourd’hui, je découvre sa fille, et je ne suis pas étonnée de son talent. Sa mère, c’était un diamant, et elle a mis au monde une perle.»
Alexandra Diaz est par ailleurs l’une des têtes d’affiche du volet gastronomique de Montréal en Lumière. Le 2 mars, elle offrira un atelier de cuisson de bagels à l’air fryer. Un symbole montréalais tellement fort», estime-t-elle.
Si on était visiteurs dans un autre pays et qu’il y avait un festival comme Montréal en Lumière, il ferait obligatoirement partie de notre parcours, et là, il est chez nous!
Alexandra Diaz
Une année de reconstruction
Ces jours-ci, Alexandra Diaz reprend doucement le travail après les traitements de chimiothérapie qu’elle a terminés au début février. Elle développe des projets, écrit sans arrêt – ce qui, sans promesse, pourrait déboucher sur un nouveau livre – et prévoit bientôt partager ses recettes sur ses réseaux sociaux.
En octobre dernier, la dynamique communicatrice de 54 ans annonçait être atteinte d’une forme rare de cancer du système immunitaire, le lymphome du manteau. Son parcours (elle préfère ce terme au mot «combat», explique-t-elle sur son site Web) pour enrayer la maladie n’est pas encore terminé. Elle doit notamment encore se soumettre à des séances d’immunothérapie.
«Il reste encore pas mal de traitements, mais le plus tough est derrière. On y va un jour à la fois!»
Alexandra Diaz
Cette travaillante infatigable a néanmoins déjà retenu quelques enseignements de ce tournant de vie aussi brutal qu’inattendu.
«La lenteur, le désencombrement, la décroissance, et un gros, gros lâcher-prise», récapitule-t-elle en substance.
Il faut profiter de la vie et ne rien tenir pour acquis. Je veux faire attention à qui et à quoi je dis oui. Moi, j’ai de l’énergie à revendre, pour tous et pour n’importe quoi. Maintenant, je me pose la question: à qui je dis oui, et à quoi je dis oui? Je suis beaucoup plus sélective, je fais les choses pour le pur plaisir, sans performance. Et je cultive l’art de ne rien faire! C’était quelque chose que je ne comprenais pas du tout, avant. Mais, aujourd’hui, je réalise que, quand tout va trop vite et que c’est trop chargé, on ne le voit pas, le paysage.
Alexandra Diaz
Alexandra Diaz se dit très touchée de constater la popularité de ses cinq livres de recettes (dont quatre basés sur l’air fryer), lesquels, achetés à partir de son site Web (alexandradiaz.ca), lui permettent de redonner 1$ par ouvrage à la Fondation de l’hôpital général juif, où elle est soignée, pour soutenir la recherche.
«C’est ce qui, j’espère, va vraiment me sauver, parce que je suis sur un protocole de traitements pour trois ans. La recherche, c’est vraiment la clé, dans la maladie…»
Elle reste positive. Et prudente, parce qu’elle ne doit choper aucun microbe. Tant pis pour les pits achalandés des concerts de festivals où elle avait l’habitude de s’aventurer avec ses enfants. Ce qui ne l’empêchera pas de s’amuser pour autant…
«2026 est vraiment une année de reconstruction pour moi. Je veux reconstruire la base. Ma santé, c’est vraiment ma priorité. Et faire des choses qui me font vraiment triper… comme Montréal en Lumière!»
La 27e édition du festival Montréal en Lumière commence aujourd’hui et s’étire jusqu’au 7 mars.




