Sondage Léger: les Québécois accepteraient une baisse des services publics pour combler le déficit, mais pas une hausse des taxes et de l’impôt

Note au ministre Eric Girard à l’approche du budget : les Québécois accepteraient une réduction de services pour combler le déficit, mais ne veulent rien savoir d’une hausse de taxes et d’impôt.
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Le ministre des Finances trouvera un peu de réconfort dans le nouveau sondage Léger-Le Journal-TVA, au moment où il doit faire des choix difficiles pour combler le trou de 13 milliards $ dans les finances publiques.
Une réduction des missions de l’État obtient l’appui d’une forte majorité (61 %) des répondants, si cela permet d’éviter de piger à nouveau dans leur portefeuille.
Seuls 14 % des sondés choisiraient l’alternative, soit une hausse du fardeau fiscal pour maintenir le panier de services actuel.
Le quart des participants (26 %) étaient bien heureux de ne pas se trouver dans les souliers du ministre et préféraient ne pas répondre.
Sondage-Perception Perception
Faut que ça change !
D’un autre côté, le meilleur des budgets pourra difficilement combler les attentes : 72 % des électeurs souhaitent carrément un nouveau gouvernement.
Autrement dit, les Québécois veulent servir à la CAQ son propre slogan de 2012 : « C’est assez, faut que ça change ! ».
Il faut dire que la plupart des électeurs (74 %) jugent que le Québec va mal. Après huit années au pouvoir, le gouvernement Legault fait même une majorité (54 %) de mécontents dans ses propres rangs.
« C’est un constat très dur et ça explique pourquoi la CAQ va mal en ce moment », souligne le vice-président de la firme Léger, Sébastien Dallaire.
Au chevet de la santé
Pour gagner le cœur des Québécois le 5 octobre prochain, les partis politiques devront promettre du changement dans le domaine de la santé et des services sociaux.
Un électeur sur quatre (25 %) en fait une priorité.
Sans surprise, les questions du coût de la vie (16 %) et de l’accès au logement (11 %) arrivent également en tête des préoccupations.
L’enjeu de l’immigration, omniprésent dans le discours politique, ne retient toutefois l’attention que de 8 % des Québécois.
L’identité (2 %), le transport (2 %) et la sécurité publique (1 %), trois thèmes intimement associés au gouvernement caquiste, laissent les électeurs indifférents.




