Direct à RDS : une 3e période pour décider du vainqueur

MONTRÉAL – Après Macklin Celebrini samedi, le Canadien a été embêté par une autre jeune sensation, Leo Carlsson, des Ducks d’Anaheim qui l’ont emporté 4 à 3 en profitant des erreurs montréalaises.
Voici nos observations de ce deuxième revers en 12 jours face aux Ducks.
Oui Carlsson, mais surtout la mauvaise gestion du risque
Le 3 mars, les Ducks avaient vaincu le Tricolore 6 à 5 en tirs de barrage dans une sortie difficile de Samuel Montembeault.
Cette fois, Cutter Gauthier a enfilé le but victorieux alors que Carlson a récolté deux buts et une aide. Kaiden Guhle et Lane Hutson ont été piégés dans le coin de la zone défensive sur cette séquence.
Ce but, avec 2:30 à jouer, a anéanti l’excellent travail du gardien Jacob Fowler en troisième période alors qu’il avait évité quelques buts.
« Pour les six ou sept dernières minutes, on n’a pas géré le risque comme il faut. On a été trop agressifs et on a manqué d’exécution si bien qu’on a concédé de belles chances de marquer et on n’avait pas besoin de le faire », a analysé l’entraîneur Martin St-Louis.
« Ce qui me déçoit le plus, c’est notre gestion du risque. On a commis des erreurs dans notre structure sur chacun de leurs buts », a-t-il poursuivi.
« La ligne est mince entre avoir faim de gagner et peur de perdre. Cette mentalité de vouloir gagner nous a procuré beaucoup de succès, mais il y a des moments, surtout à 3-3, que ce serait correct d’avoir un peu peur de perdre. Il y a des moments que tu peux jouer sans aucun risque. Parfois, on se met dans le trouble quand on ne fait pas ça », a admis l’entraîneur qui passera le message à sa troupe.
« On n’a pas joué notre meilleur hockey dans les dernières semaines, on a obtenu quelques victoires malgré tout. On a échappé des matchs et on devait connaître de bonnes parties en fin de semaine. C’était un peu mieux contre les Ducks, sans que ce soit suffisant », a précisé le capitaine Nick Suzuki.
Outre cette gestion du risque, on ne peut écarter les erreurs défensives du Tricolore qui a alloué quatre buts ou plus à six reprises depuis 11 matchs.
« Je ne suis pas inquiet, mais c’est un aspect qu’on doit mieux exécuter. Fowler a réussi quelques gros arrêts, mais il faut limiter les chances adverses. On peut en créer, sauf qu’il faut réduire celle de l’autre club », a reconnu Brendan Gallagher.
Si on revient à Carlsson, son premier but de Carlson est survenu au terme d’un superbe échange entamé par John Carlson qui disputait son premier match avec les Ducks. Quant au deuxième, le Suédois s’est libéré dans l’enclave sur un jeu planifié pour surprendre Jacob Fowler.
Caufield à un seul but du plateau des 40
En cette soirée de 30e anniversaire du Centre Bell, Cole Caufield est venu bien près de devenir le premier marqueur de 40 buts du Canadien depuis Vincent Damphousse lors de la saison 1993-1994.
La soirée aurait été parfaite pour accomplir un tel exploit alors que la victoire était à la portée du CH. Mais le Canadien s’est contenté de voir Caufield créer l’égalité, 2-2, avec son 39e filet de la campagne.
En entrevue à RDS, Damphousse a dit « qu’il est temps que ça se fasse. Plusieurs joueurs sont passés près, mais Caufield est dans une classe à part ».
Le petit numéro 13 a encore trouvé le fond du filet grâce à un tir dont il a été le secret.
Mention honorable à Noah Dobson qui a orchestré le tout avec une longue passe.
Ce but de Caufield est survenu seulement 60 secondes après celui d’Alex Newhook qui a entamé la remontée du CH.
L’interminable malchance de Kirby Dach
À croire que ce n’était qu’une question de temps avant que Kirby Dach soit victime d’une autre malchance.
Cette fois, dès la quatrième minute du duel, il a encaissé un coup de Jeffrey Viel à la tête.
Blessé au haut du corps, Dach a dû quitter la rencontre ce qui a alourdi le fardeau des 11 autres attaquants qui disputaient un deuxième match en 24 heures et un sixième en 10 jours.
Ivan Demidov, surtout, ne semblait pas fatigué alors qu’il a accompli plusieurs percées électrisantes.
Arber Xhekaj et Josh Anderson ont invité Viel à « danser », mais il a refusé le tout pour se concentrer sur ce match important au classement.
Les qualités et les défauts des Ducks
Un peu à l’image du Tricolore, les Ducks excellent pour compter des buts, mais ils sont aussi trop généreux défensivement.
La troupe de Joel Quenneville n’a pas été en mesure d’empêcher le Canadien d’enfiler trois buts consécutifs en moins de 12 minutes durant la période médiane.
Pour le troisième but, celui de Nick Suzuki, Juraj Slafkovsky a joué un rôle essentiel en amorçant la sortie de zone – alors que ça chauffait dans le territoire montréalais – et en protégeant le disque pour permettre à Suzuki de décocher un superbe lancer.
Sans oublier que le Canadien a bousillé plusieurs chances de marquer en première période en plus d’être blanchi en quatre déploiements de son jeu de puissance.
Gallagher revient avec la pédale au plancher
Qui se serait attendu à autre chose? Laissé de côté pour la première fois depuis 2012-2013, Gallagher a déployé son intensité habituelle pour aider sa troupe.
Gallagher a commis quelques revirements avec ses partenaires de trio, mais il a également provoqué une punition en plus d’accomplir un échec-avant important sur le but de Newhook qui a relancé le clan montréalais.




