Féminicide à Brillac : deux plaies mais le suspect évoque « un tir accidentel »

Le procureur de la République d’Angoulême Benoit Bernard vient de communiquer sur l’affaire du féminicide de Brillac. Comme révélé par Charente Libre, il indique que « le 16 mars 2026…
Le procureur de la République d’Angoulême Benoit Bernard vient de communiquer sur l’affaire du féminicide de Brillac. Comme révélé par Charente Libre, il indique que « le 16 mars 2026 à 9 heures, un ressortissant britannique de 47 ans disposant d’une résidence à Brillac depuis 2016 et sans profession déclarée se présentait à la brigade de gendarmerie de Confolens. Il déclarait avoir tiré sur sa compagne dans la soirée précédente avec un fusil de chasse. Les gendarmes se rendaient au domicile du couple et constataient la présence d’un corps inerte. »
Le procureur précise que la victime était âgée de 49 ans et entretenait une relation avec le mis en cause depuis juin 2025. Ils vivaient au lieu-dit Les Champs à Brillac, là où les faits se sont produits.
« La levée de corps opérée par le médecin légiste sur place confirmait la présence de deux plaies balistiques sur le haut du corps de la victime », ajoute le procureur. Sur place, les gendarmes ont ainsi retrouvé un fusil de chasse qui peut correspondre à l’arme du crime. Surtout, l’auteur présumé de ce féminicide a évoqué « la thèse d’un tir accidentel » lors de ses auditions en garde à vue.
Une information judiciaire du chef de meurtre par conjoint a été ouverte ce mercredi à l’issue de la garde à vue. Le parquet a requis la saisine du juge de la liberté et de la détention aux fins de placement en détention provisoire. L’auteur présumé comme la victime, sont inconnus de la justice précise Benoit Bernard.
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« Ils avaient l’air très amoureux. On ne comprend pas ce qui a pu se passer. »
Dans le petit hameau d’une dizaine de maisons, où les voisins ont d’abord assisté au ballet des véhicules de gendarmeries sans savoir ce qu’il se passait, c’est la stupéfaction. Olivier et Christelle, les voisins, connaissaient bien ce couple d’Anglais. « Ils invitaient très souvent tout le voisinage à boire un verre, à manger. C’était régulièrement la fête chez eux ».
Elle avait même acheté une licence 4 pour ouvrir un bar dans l’une des granges de leur corps de ferme. « Ça a duré deux, trois mois l’an dernier, puis ça a été fermé administrativement au moment d’Halloween car le lieu est enregistré comme propriété agricole ». Lui a une entreprise de construction en Angleterre, qu’il gérait à distance. Le couple n’avait pas d’enfants ensemble, et vivait seul dans la maison.
Sur ses réseaux sociaux, le couple s’affichait récemment, heureux, en vacances au ski dans les Pyrénées. « Ils avaient l’air très amoureux », commentent les voisins. On ne comprend pas ce qui a pu se passer ».




