«Ce n’est pas la cour de Néron, c’est la cour des miracles» : le sénateur Claude Malhuret charge de nouveau Donald Trump

Le sénateur du groupe «Les Indépendants – République et Territoires» a fustigé la guerre de Donald Trump en Iran et qualifié le président américain de «fou dangereux».
Claude Malhuret a l’art d’attirer l’attention par ses formules corrosives et ses discours au vitriol. L’an dernier, quelques jours après le quatrième anniversaire de l’invasion russe en Ukraine, le sénateur de centre-droit s’était offert un coup de projecteur médiatique en comparant l’administration américaine à «la cour de Néron» et qualifié Elon Musk de «bouffon sous kétamine» . Ce mercredi 25 mars, un mois après les premiers bombardements, le Sénat débattait de la position française sur la guerre en Iran dans le cadre de l’article 50-1 de la Constitution (déclaration du gouvernement donnant lieu à un débat). Claude Malhuret, une nouvelle fois, a prononcé un discours sans concessions, n’hésitant pas à brocarder le président américain.
La guerre en Ukraine et la guerre en Iran ? Dans les deux cas, c’est un «fou dangereux» qui a «allumé la mèche» d’un conflit qui ne devait durer «qu’une semaine», commence Claude Malhuret. Donald Trump est ensuite directement visé. «Je me trompais : ce n’est pas la cour de Néron, c’est la cour des miracles», poursuit-il, avant d’égrener les profils les plus controversés de l’entourage de Donald Trump et d’esquisser le paysage d’une administration américaine guidée par des intérêts privés. «Quand un clown s’installe dans un palais, il ne devient pas roi. C’est le palais qui devient un cirque», lâche-t-il.
Passer la publicité
«Trump, le seul éléphant au monde qui se promène avec son propre magasin de porcelaine»
«Il n’y a pas de stratégie et les dégâts collatéraux sont passés par perte et profits», critique-t-il ensuite en énumérant les palinodies de Donald Trump sur les justifications avancées de sa guerre. «C’est la première négociation internationale où une des parties découvre qu’elle négocie en regardant le journal télévisé», raille ensuite le sénateur au sujet des négociations annoncées par Donald Trump puis immédiatement démenties par Téhéran. Pour lui, comme au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan, les États-Unis devront opter pour le retrait honteux ou l’enlisement. «Trump, le seul éléphant au monde qui se promène avec son propre magasin de porcelaine», lâche-t-il.
Claude Malhuret enchaîne avec un appel au réveil de l’Europe. «Garantir sa sécurité, produire un système de décision efficace et s’inscrire dans la grande révolution technologique, cognitive et financière du XXI e siècle» : voilà les trois défis du continent, déclare-t-il. Un défi que l’Europe doit relever sous peine d’être confrontée à la «vassalisation par nos alliés ou la soumission à nos ennemis». À un peu plus d’un an de la prochaine élection présidentielle, Claude Malhuret met enfin en garde contre «la démagogie des deux extrêmes» qui vont «considérablement affaiblir les candidats de la raison». À croire que la France aussi pourrait devenir un cirque…




