Crues printanières | État d’urgence en Outaouais, aux aguets dans Lanaudière

Une quarantaine de secteurs au Québec étaient touchés par des crues printanières lundi matin, la plus importante touchant l’Outaouais et les abords de la rivière Coulonge où on a décrété l’état d’urgence.
Publié à
9 h 09
Mis à jour à
13 h 58
La municipalité de Mansfield-et-Pontefract a notamment demandé à quelque 70 propriétaires d’évacuer leur résidence, et l’état d’urgence a été décrété à Fort-Coulonge dimanche soir. À 8 h lundi, on y observait encore un niveau d’eau de la rivière des Outaouais supérieur à ce qui est considéré comme le seuil d’une inondation majeure, avec une tendance à la hausse.
Ailleurs au Québec, on rapportait neuf secteurs touchés par des inondations considérées comme « moyennes », dont quatre autres dans l’Outaouais, notamment près de Gatineau.
Dans Lanaudière, la hausse du niveau du lac Maskinongé a provoqué des crues sur le territoire de la municipalité de Saint-Gabriel-de-Brandon. Les rivières Noire et Ouareau menaçaient quant à elle les abords de Sainte-Émélie-de-l’Énergie et Rawdon, mais le pire semblait passé avec une tendance à la baisse.
Près de Québec, la rivière Saint-Charles montrait par ailleurs un niveau inquiétant en fin de semaine, mais la décrue s’est amorcée à partir de 11 h dimanche. On prévoit passer au statut d’inondation « mineure » d’ici jeudi.
Sur l’île de Montréal, l’endroit qui suscite la plus vive inquiétude est en bordure du lac des Deux-Montagnes, à Sainte-Anne-de-Bellevue. Le seuil d’inondation moyenne a été atteint lundi à 9 h et la tendance est toujours à la hausse.
À l’échelle du Québec, on compte 27 inondations considérées comme mineures, dont 15 avaient un niveau d’eau à la hausse. 20 secteurs sont par ailleurs sous surveillance.




