300 senseurs par voiture, bien des caméras et… une marmotte intrépide

Au risque d’en choquer certains, je ne suis pas le plus grand mordu de Formule 1, ni de la technologie qui l’accompagne. Pourtant, j’ai adoré l’expérience exclusive qui me fut proposée, plus tôt cette semaine, dans les coulisses du Grand Prix de Montréal.
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Le rendez-vous était d’abord donné au chic hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth, au centre-ville, d’où le transport était offert jusqu’au circuit Gilles-Villeneuve. Dès l’arrivée, on a croisé le pilote québécois Lance Stroll dans les paddocks, puis on allait poursuivre la route vers le Centre technique de l’événement (ETC). Aucune photo, vidéo ou document audio n’étaient permis, donnant alors l’impression de pénétrer dans un endroit secret.
Pendant que Kimi Antonelli et George Russell, sur Mercedes, tenteront de s’imposer à nouveau devant les autres pilotes, dimanche après-midi, il y a tous ces gens qui, comme des fourmis, travailleront en arrière-scène pour assurer la diffusion de la course.
« C’est calme, mais intense, vient décrire le Britannique Chris Roberts, directeur de la technologie de l’information pour la Formule 1, à propos de l’ambiance retrouvée dans l’ETC durant l’épreuve du dimanche. Nos employés ont l’habitude de travailler avec plus de 20 Grands Prix par année. De mon côté, j’avoue que je me ronge parfois les ongles. »
Le Media & Technology Centre de la Formule 1 est situé à Biggin Hill, au Royaume-Uni, et permet de produire la diffusion mondiale des courses, comme le Grand Prix de Montréal. PHOTO JACOB NIBLETT / SHUTTERSTOCK STUDIOS / FOURNIE PAR Lenovo’s Global Sponsorships Team
Jacob Niblett / Shuttertuck Studios
Le hub technologique temporaire, situé aux abords du circuit, est relié au « Media and Technology Centre » de la Formule 1, à Biggin Hill, au Royaume-Uni. Les données et les images sont captées, puis transmises en temps réel afin de produire la diffusion mondiale.
Aidé par les représentants de l’entreprise Lenovo, M. Roberts montre un intéressant volet des coulisses d’une course de Formule 1. Les chiffres sont impressionnants : 300 senseurs se retrouvent sur chaque voiture, des centaines d’écrans, une cinquante de microphones, 40 antennes, 28 caméras autour de la piste sans oublier celle à partir d’un hélicoptère et une autre liée à un câble au-dessus de la ligne des puits.
Des bernaches affamées
La technologie profite évidemment aux différentes écuries pour la récolte de données, mais également aux amateurs de Formule 1 avides des moindres statistiques reliées à des éléments aussi spécifiques que la chaleur des pneus. Au passage, on s’assure de ne rien manquer, ni la présence d’une marmotte sur la piste, ni ces bernaches affamées dans le virage numéro un.
« La priorité est de livrer le meilleur produit possible pour les amateurs, d’illuster Milo Speranzo, chef du marketing en Amérique du Nord pour l’entreprise Lenovo. Pour l’illustrer, il y a 300 senseurs sur chaque voiture pour un total de 6600. »
Milo Speranzo, chef du marketing en Amérique du Nord pour l’entreprise Lenovo, était présent au circuit Gilles-Villeneuve, le jeudi 21 mai 2026 à Montréal, dans le cadre du Grand Prix du Canada.
Benoît Rioux / JdeM
L’expérience de la journée s’est conclue avec une visite des paddocks et une marche dans la ligne des puits. En quittant le circuit, le hasard a voulu qu’on passe tout juste à côté d’Antonelli, nouvelle sensation de la Formule 1 qui, à 19 ans, a remporté les trois dernières courses. Je ne l’aurais pas reconnu en le croisant au centre-ville… L’imposteur ne pouvait terminer sa journée autrement qu’avec l’impression d’avoir un intérêt grandissant pour la Formule 1.




