« Matante Christine » | Les caquistes dénoncent les propos d’Éric Duhaime

(Québec) Les caquistes sont montés aux barricades jeudi pour défendre leur première ministre et dénoncer les propos du chef conservateur Éric Duhaime, qui l’a appelée « matante Christine » pour critiquer ses choix budgétaires.
Publié à
11 h 11
« C’est inadmissible, c’est inadmissible. On ne traite pas la première ministre comme ça, c’est une première ministre qui a de l’envergure, qui a toute sa tête […] que ce soit une femme ou un homme, on ne traite pas un premier ministre comme ça, c’est inadmissible », a martelé en mêlée de presse la ministre responsable de la Condition féminine, Martine Biron.
« Je pense qu’en 2026, on est ailleurs », a rajouté la ministre responsable du Sport, Kariane Bourassa. « On essaye d’avoir des femmes en politique, d’en recruter et d’avoir des commentaires comme ceux-là, ça nuit à la cause des femmes », a-t-elle poursuivi.
Plusieurs élus de la Coalition avenir Québec ont eu des propos similaires jeudi à leur arrivée au Parlement.
PHOTO TOM CORE, ARCHIVES LE QUOTIDIEN
Éric Duhaime
Mercredi, lors de l’annonce de sa candidature dans Bellechasse, Éric Duhaime s’en est pris au bilan caquiste en économie. « Après l’échec de Northvolt et de la filière batterie, du fiasco batterie, on a bien vu que ça n’a aucun sens que les politiciens continuent de jouer au casino avec l’argent des Québécois pour les grandes entreprises », a-t-il pesté.
« Ce n’est pas à François Legault ni à Pierre Fitzgibbon ni à la successeure des deux, Christine Fréchette, de choisir qui doit avoir du succès en affaires au Québec. C’est avec votre mérite que vous faites de l’argent, pas avec les subventions de matante Christine », a décoché M. Duhaime.
En entrevue à TVA, le chef conservateur a expliqué qu’il s’en prenait à l’interventionnisme du gouvernement caquiste. « J’utilisais l’expression mononcle François avant et matante ça passe moins bien, il faut croire. J’ai compris qu’on peut utiliser le mot mononcle et pas matante », a-t-il indiqué.
« Ce n’était pas une attaque […] au contraire, quand elle a été élue, j’ai salué le fait qu’une femme accède à la plus haute fonction au Québec. […] Je suis aussi le premier chef conservateur au Canada qui est ouvertement gai […] je pense qu’au Québec, on n’a une ouverture qui est louable », a ajouté M. Duhaime.


