«Il veut avoir un garde-fou lorsqu’il quittera la présidence»: Trump chercherait à consolider son emprise sur le Parti républicain avant son départ

À plusieurs reprises, Donald Trump a affirmé ne pas tenir compte des élections de mi-mandat dans ses décisions. Une affirmation qu’un analyste politique juge de plus en plus crédible, estimant que le président américain semble plutôt viser à limiter les conséquences négatives auxquelles il pourrait faire face une fois qu’il aura quitté la Maison-Blanche.
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« Mettons-nous dans la tête d’un chef de parti. Pas dans la tête de Donald Trump, mais dans un chef du parti républicain. Qu’est-ce que vous voulez faire concrètement ? Vous voulez conserver le contrôle de la chambre et du Sénat », a indiqué l’analyste politique Georges Mercier aux ondes de LCN, samedi.
Pour y parvenir, un parti doit généralement adopter des politiques susceptibles de plaire à l’électorat et appuyer des candidats ayant les meilleures chances de remporter leur élection. Or, certaines décisions récentes de Donald Trump soulèvent des questions chez l’analyste.
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« Dans toutes les primaires républicaines qui ont eu lieu récemment, où le parti républicain choisit son candidat pour l’élection générale, donc Trump a soutenu des candidats assez surprenants qui n’avaient pas toujours la meilleure chance de l’emporter », a soutenu M. Mercier.
À titre d’exemple, Donald Trump a récemment appuyé le controversé ultraconservateur Ken Paxton, qui a remporté la primaire au Texas contre John Cornyn. Ce dernier était pourtant bien établi au sein du Parti républicain et semblait mieux placé pour affronter le démocrate James Talarico lors de l’élection générale.
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« Trump a quand même choisi le choix le moins fort, le moins certain finalement, ce qui est un risque pour lui », a-t-il fait valoir.
Pourquoi Donald Trump accepterait-il un tel risque ? Selon Georges Mercier, le président américain chercherait avant tout à préparer l’après-présidence.
« Il est dans une logique où il veut consolider son pouvoir sur le parti républicain. Pourquoi ? Pour avoir un garde-fou lorsqu’il quittera la présidence dans un peu plus de 2 ans pour qu’il ne subisse pas les poursuites qu’il avait subies lorsqu’il avait perdu contre Joe Biden la dernière fois », a-t-il soulevé.
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L’analyste estime que l’impact qu’ont eu sur Donald Trump les poursuites intentées contre lui après sa défaite face à Joe Biden est souvent sous-estimé. Selon lui, cette période, que plusieurs de ses partisans ont perçue comme une forme de « harcèlement politique », continue d’influencer ses choix.
« Il ne veut pas que ça se reproduise. Et c’est quoi la meilleure manière pour que ça ne se reproduise pas ? C’est d’avoir des républicains qui sont loyaux envers lui, qui vont pouvoir faire de l’obstruction aux démocrates », a-t-il ajouté.
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