News CA

Le déclin du hockey québécois fait jaser dans toutes les sphères

La représentation du Québec sur les patinoires des plus hauts niveaux a fait discuter dans les dernières semaines.

Il y a notamment eu lors de la sélection des membres d’Équipe Canada junior la seule présence de Caleb Desnoyers pour la Belle Province. Avant le tournant de la nouvelle année, les dirigeants de l’équipe olympique canadienne ont présenté leurs choix et aucun Québécois ne portera le chandail avec la feuille d’érable aux Jeux olympiques Milan-Cortina en février.

Ce déclin est évidemment perceptible aussi dans l’élite de la Ligue nationale. L’internationalisation du sport peut être une source de réponses, mais elle n’est pas la seule.

Avant le match contre les Flames de Calgary, mercredi soir, Martin St-Louis, qui a remporté l’or avec l’équipe canadienne à Sotchi en 2014, a été interrogé sur cette situation qui peut paraître préoccupante. Le principal intéressé a pris le temps de réfléchir et bien qu’il ait une idée sur la question, il ne s’est pas trop avancé. Il a tout de même fourni une réponse qui permet de voir que le portrait devrait être différent.

« Je ne sais pas si je veux utiliser ma plateforme pour répondre à cette question. J’ai bien des idées, mais je vais vous dire qu’avec le nombre de joueurs de hockey au Québec, il devrait y avoir plus (de joueurs) d’élite. »

De passage au Centre Bell en vue du match en soirée, l’attaquant des Flames Jonathan Huberdeau s’est aussi fait approcher pour connaître son point de vue sur le manque de Québécois parmi justement les meilleurs marqueurs de la LNH.

« C’est une question de timing. Je pense qu’il va y en avoir des jeunes Québécois qui vont monter. Je pense que Hockey Québec veut changer des choses pour qu’il y en ait plus. C’est sûr que moi j’aimerais revenir dans le top-100 », a-t-il lancé avec le sourire.

« Je ne pense pas qu’il y a de panique là-dedans », a ajouté celui qui a 21 points en 37 matchs cette saison.

Bien connu sur la scène politique, l’ancien maire de Montréal Denis Coderre a lui aussi discuté du sujet lors de son passage à l’émission le 5 à 7, mercredi. « Je pense que le hockey est malade. On est un pays de hockey. Arrêtez de mettre l’accent sur le pleurnichage de dire que nous (le Québec) ne sommes pas assez représentés et travaillez pour qu’on le soit vraiment. »

Mardi, le commissaire de la LHJMQ Mario Cecchini était de passage dans les studios de l’émission du 5 à 7. Il avait commenté le dossier en fournissant des pistes de solutions selon lui qui pourraient améliorer le portrait dans les prochaines années.

M. Cecchini continue de prôner des changements dans l’architecture de Hockey Canada pour que tous les circuits juniors aient les mêmes chances de montrer leur talent parce qu’actuellement, le système fait en sorte de perpétuer un déséquilibre qui n’avantage pas le Québec. « Ce qui me dérange au niveau structurel c’est que les gens de Hockey Canada voient environ 50 matchs de la Ligue de l’Ouest, 25 de la Ligue de l’Ontario et que dix de la LHJMQ. »

Sur le plan plus local, M. Cecchini croit que les choses peuvent changer si une aide financière solide est versée au hockey mineur. Il suggère aussi l’embauche d’entraîneurs à temps plein pour développer le hockey québécois avec un programme clair et stable.

Alors qu’un récent rapport sur le hockey mineur suggérait l’élimination d’équipes de la Ligue M18AAA, la LHJMQ veut aller dans le sens inverse en procédant éventuellement à une expansion dans le but de greffer deux équipes aux 18 formations actuelles. Avec les récents assouplissements des règles dans la NCAA, le Québec accueille un nombre plus important de joueurs du sud de la frontière. « Il y a 40 Américains qui ont rejoint notre circuit cette année, c’est l’équivalent de deux équipes.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button