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CAN 2025 I Cameroun – Maroc (quart de finale) I Achraf Hakimi, les Lions de l’Atlas ont tant besoin de lui

Regragui : “Connaissant les Camerounais, ils n’accepteront pas de ne pas avoir le ballon”

Video credit: Eurosport

Lui, il fait l’unanimité. Il suffisait d’entendre le public du Stade Prince Moulay Abdellah lors du 8e de finale face à la Tanzanie (1-0) pour mesurer à quel point le Maroc est fou d’Achraf Hakimi. C’était aux alentours de l’heure de jeu, juste avant que le latéral du PSG expédie un coup franc sur la barre tanzanienne. Partie remise. Quelques instants plus tard, il a offert à Brahim Diaz le but d’une victoire qui a soulagé le peuple marocain, à défaut de le convaincre de la qualité de son équipe.

Hakimi a joué l’intégralité de la rencontre et cela présentait un risque. Le Parisien n’avait plus été titulaire depuis le 4 novembre dernier et l’entorse à une cheville dont il avait été victime sur un tacle de Luis Diaz face au Bayern Munich, en Ligue des champions. Il n’avait repris la compétition que lors du match précédent du Maroc face à la Zambie (3-0), en disputant la dernière demi-heure de la rencontre. Qu’il ne joue qu’une heure face à la Tanzanie ressemblait à la décision la plus sage, parce qu’il manquait de rythme et pour limiter la possibilité d’une rechute.

“Le meilleur d’Achraf, on va le voir en quarts”

Mais Walid Regragui en a décidé autrement. C’était certainement préférable pour un Maroc encore en difficulté dans le jeu face à la Tanzanie. Mais aussi dans la perspective de la suite du tournoi. “Il fallait qu’on prenne le risque qu’il joue 90 minutes, parce que le rythme de la compétition, tu peux le travailler autant que tu veux, ça reste un match à élimination directe où il y a beaucoup de tension”, avait-il expliqué après la qualification de son équipe pour les quarts de finale de “sa” CAN.

Brahim Diaz, buteur lors de Maroc – Tanzanie en huitièmes de finale de la CAN le 4 janvier 2025

Crédit: Getty Images

Hakimi avait livré un match inégal, typiquement celui d’un joueur en phase de reprise. Mais ses sensations se sont améliorées au fil des minutes, et cela ne s’est pas seulement traduit par sa passe décisive. “Il a grandi pendant le match, il a retrouvé un peu ses repères, soulignait Regragui. Il a encore des repères à trouver avec Brahim (Diaz) et le milieu qui jouera de leur côté, aujourd’hui c’était Bilal (El Khannouss). Le meilleur d’Achraf, on va le voir en quarts de finale.”

Un rôle différent, mais le même impact qu’au PSG

La montée en puissance d’Hakimi a surtout coïncidé avec celle de son équipe, moribonde en première période. Ce n’est pas un hasard. Le Parisien est le leader du Maroc, le guide dont les Lions de l’Atlas ont tant besoin pour assumer à la fois leur statut de favori de la CAN sur un plan purement sportif, mais aussi la pression à laquelle le groupe doit faire face pour cette compétition disputée à domicile. Des paramètres qui peuvent en partie expliquer pourquoi la formation de Regragui peine à se libérer dans le jeu.

Walid Regragui durant Maroc-Zambie, le 29 décembre 2025

Crédit: Getty Images

C’est justement dans ce domaine qu’Hakimi a tant à lui apporter. Son rôle n’est pas exactement celui qu’il occupe dans le système de Luis Enrique au PSG, mais son impact n’est pas moins important en sélection qu’en club, notamment en attaque. Auteur de 11 buts en 90 sélections, le latéral de 27 ans est l’un des joueurs les plus souvent recherchés par ses coéquipiers. Son influence sur le collectif marocain est cruciale. “On peut désormais équilibrer le jeu entre les deux ailes, spécialement avec le retour d’Hakimi, avançait Regragui jeudi en conférence de presse. J’espère qu’il pourra donner le meilleur de lui-même contre le Cameroun.”

Le Thuram des Lions de l’Atlas ?

Cela ne ferait vraiment pas de mal aux Lions de l’Atlas pour défier les Lions Indomptables. Le Cameroun, bourreau des Marocains en demi-finale de la dernière CAN organisée au Maroc en 1988 (1-0), promet une opposition des plus relevées après un début de tournoi plutôt séduisant. La séduction, c’est justement une qualité qui fait défaut au Maroc. Hakimi est le type de joueur qui peut y remédier. Et l’expérience des grands rendez-vous acquise au Real, à Dortmund et l’Inter et au PSG sera précieuse pour une sélection qui peine à concrétiser le potentiel de son effectif sur le terrain.

De ce point de vue, le demi-finaliste de la dernière Coupe du monde a quand même un bon exemple à suivre. “Je me rappelle toujours parce que j’ai grandi en France, disait Regragui en conférence de presse après le match contre la Tanzanie. 1998, quand ils ont gagné la Coupe du monde en France, en huitièmes de finale, ils gagnent avec un but en or contre le Paraguay, en quart de finale ils se qualifient aux pénaltys et en demi-finale, ils sont menés 1-0 contre la Croatie et c’est leur arrière droit qui n’a jamais mis un but de sa vie qui a mis deux buts.” Hakimi est un arrière droit qui marque des buts. Et le Maroc ne verrait pas d’un mauvais œil qu’il soit le Lilian Thuram dont il a tant besoin.

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