Maroc : de la « meilleure CAN de l’histoire » au fiasco de la finale

Des joueurs sénégalais et marocains se confrontent lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations de football, dans le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, le 18 janvier 2026.
Patrice Motsepe, le président de la Confédération africaine de football (CAF), a eu beau tendre la coupe à Moulay Rachid, ce dernier a refusé de s’en saisir. A peine le prince et frère du roi Mohammed VI l’a-t-il effleurée du doigt, traits sombres et regard fuyant, qu’elle était remise au capitaine des Lions de la Teranga. Vainqueur de la sélection marocaine (1-0) à l’issue d’une finale à rebondissements, dimanche 18 janvier, le Sénégal vient de briser le rêve du Maroc de décrocher une seconde étoile, cinquante ans après sa victoire contre la Guinée, en 1976.
Retransmise dans le monde entier, l’image a clos la 35e Coupe d’Afrique des nations (CAN) de la pire des manières pour le pays hôte de la compétition. Elle dit tout de l’état d’esprit, mélange de déception et de colère froide, qui a gagné ses supporteurs, soumis à un yoyo émotionnel avec le penalty raté de Brahim Diaz, à la 96e minute du match. Comme eux, le prince Rachid, en tribune officielle, se tenait prêt à bondir de joie, persuadé que l’ailier marocain de 26 ans tenait entre ses pieds la balle du match. Il a fini par se rasseoir, dépité, les mains sur le visage.
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