Les travailleurs du Massif de Charlevoix rejettent l’hypothèse de règlement

La saison de ski semble terminée au Massif de Charlevoix alors que les travailleurs ont rejeté lundi l’hypothèse de règlement soumis par le conciliateur.
Réunis en assemblée générale spéciale, les membres syndiqués ont exprimé leur volonté de poursuivre la négociation et «de ne pas se laisser intimider par les pressions et les ultimatums patronaux», selon le communiqué diffusé vers 16 h.
De son côté, le Massif de Charlevoix avait indiqué samedi que si une entente avec le syndicat n’est pas conclue avant le 20 janvier, la montagne devra fermer ses portes pour la saison.
La partie patronale a réagi en annonçant la fin de ses opérations régulières pour la saison actuelle.
La montagne affirme être forcée de prendre la décision la plus difficile de ses 23 dernières années.
La fin des opérations
«Le Massif de Charlevoix se voit contraint de mettre fin à ses opérations régulières, à la suite de la décision des employés représentés par la CSN de ne pas retenir aucun des deux récents scénarios visant à reprendre le travail», dit-on.
Selon la CSN, les syndiqués continuent d’affirmer que la table de négociation est le seul endroit légitime pour régler le conflit. Le syndicat prétend que l’employeur agit comme un roi « en tentant d’imposer sa vision du monde par la pression et l’intimidation.»
«Les travailleuses et les travailleurs ont parlé d’une seule voix. Ils refusent l’intimidation et les menaces. Ils veulent négocier pour vrai et obtenir une entente qui reconnaît pleinement la valeur de leur travail. L’intimidation a assez duré. Nous ne rentrerons pas à genoux», affirme Annick Simard, présidente du syndicat.
De toute évidence, le bras de fer risque de se poursuivre et les espoirs d’une entente s’amenuisent.
«Les travailleurs demeurent disponibles pour négocier à tout moment. Leur détermination est intacte. Ils resteront unis, solidaires et debout jusqu’à l’obtention d’une entente négociée et juste», conclut la CSN.
Un fleuron régional
Pour l’instant, les deux parties sont incapables de conclure un accord.
«Après avoir sorti Le Massif d’une situation financière précaire il y a plus de 23 ans, nous constatons aujourd’hui, avec une grande tristesse, que Le Massif de Charlevoix, un fleuron régional et destination récréotouristique internationale quatre saisons, détenu à 100% par des intérêts québécois et générant plus de 525 emplois directs, voit de nouveau sa pérennité fragilisée » se désole Claude Choquette, président de Groupe Le Massif.
Pour justifier sa décision, l’employeur invoque notamment la contrainte du temps, un élément majeur du dossier.
Dans le cas d’une reprise des activités, Le Massif devait poursuivre l’enneigement artificiel sur l’ensemble de la montagne. Or, cette opération est encadrée par la réglementation, « laquelle exige que le remplissage du réservoir soit complété au plus tard le 31 janvier. »
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