Avec une importante levée de fonds, le Bénin confirme son attractivité sur les marchés internationaux

Avec une levée de fonds de plus de 850 millions de dollars (724 millions d’euros) sur les marchés internationaux et le relèvement récent de la perspective de sa note souveraine par l’agence Fitch, le Bénin renforce son profil de pays émergent attractif pour les investisseurs.
Le Bénin, où une élection présidentielle est prévue début avril, affiche depuis une dizaine d’années une des croissances les plus robustes d’Afrique de l’ouest.
Les autorités béninoises se félicitent d’avoir réalisé deux importantes émissions, dans un communiqué jeudi soir.
La première concerne un “sukuk” international d’un montant de 500 millions de dollars, au taux de 4,92%.
Il s’agit d’obligations conformes aux principes islamiques qui ouvrent la voie, selon le gouvernement, “à de nouveaux financements dans l’univers de la finance islamique” et renforcent “les relations financières entre le Bénin et les pays du Golfe”.
Le Bénin affirme être le premier pays africain à émettre ce type d’obligation, avec une maturité aussi longue (sept ans).
La deuxième émission est un eurobond de 350 millions de dollars, au taux de 6,19%.
Bien qu’émis en dollars, un mécanisme permet de payer les intérêts de ces deux emprunts en euros – devise à laquelle le franc CFA ayant cours au Bénin est arrimé – afin de limiter les risques de fluctuations de change.
En outre, le gouvernement béninois se félicite de “l’intérêt exceptionnel de la part des investisseurs internationaux”, avec une souscription à ces obligations de 7 milliards de dollars, soit 8 fois le montant émis.
Ces opérations permettront à l’Etat béninois de “couvrir une part significative de ses besoins de financement”, pour le budget 2026, précise t-il.
La tentative de putsch manquée début décembre dans ce petit pays côtier d’Afrique de l’ouest ne semble pas avoir effrayé les investisseurs.
Autre signe de confiance des marchés, la semaine dernière, l’agence Fitch a confirmé la note souveraine du Bénin à B+, tout en relevant sa perspective de “neutre” à “positive”, ouvrant ainsi la voie à un éventuel relèvement.
Une élection présidentielle doit avoir lieu début avril, pour désigner le successeur du président Patrice Talon qui quitte le pouvoir après deux quinquennats.
Son dauphin et l’ultra-favori est l’actuel ministre des Finances Romuald Wadagni, considéré comme l’un des architectes des bons résultats économiques du pays.
Le Bénin affiche une croissance régulièrement au-delà de 6%, depuis une décennie.




