Ville de Québec: coupes en vue dans les populaires camps de jour

Après les patinoires extérieures, les très populaires camps de jour du Programme vacances-été (PVE) risquent également de subir des coupures à la Ville de Québec.
Dans le budget 2026 voté en décembre, on apprenait qu’il y aurait une compression de 700 000$ dans le PVE. À ce moment-là, l’administration Marchand laissait cependant entendre que les services ne seraient pas perturbés.
Le 3 décembre 2025, le directeur général, Luc Monty, parlait d’«une économie de 700 000$». «On optimise, a-t-il expliqué. On réduit l’enveloppe qui a été budgétée l’an passé pour ce budget-là. Avec le nombre de places qu’on planifie, on pense qu’on n’a pas besoin d’une enveloppe aussi importante. Donc, on ajuste. Notre enveloppe budgétaire était trop grosse».
M. Monty niait catégoriquement, du même souffle, qu’il pourrait y avoir moins de places pour les jeunes dans les camps de jour en 2026 ou que le coût serait augmenté pour les familles.
Or, un document interne, produit par l’administration municipale le 15 décembre et obtenu par Le Journal, laisse croire que la réalité est plus nuancée.
Divers scénarios
Dans ce document de neuf pages, on détaille différents scénarios de coupures. On évoque ainsi la possibilité d’une «augmentation du tarif d’inscription entre 79$ et 87$ (augmentation de 16% à 25%)». Il est également question de «coupure de 6% des places». L’hypothèse d’une coupure du rabais famille est soulignée (cela permettait à la Ville d’économiser 120 000$).
Les heures d’arrivée et de départ des jeunes pourraient être ajustées. Cela permettrait de faire baisser les heures de travail des animateurs de 45h à 44h (une économie de 114 000$). Il est également question de diminuer les heures du personnel d’encadrement et de couper de moitié le budget des activités spéciales.
Une diminution du nombre de baignades de 21 à 14 est envisagée. Cela permettrait d’épargner 78 000$.
Selon nos informations, ces scénarios de coupures ont été mal accueillis chez les organismes partenaires de la Ville qui offrent le service de camps de jour. «Historiquement, lorsque de telles compressions surviennent, ce sont les organismes qui doivent en absorber les impacts sur le terrain, pendant que la Ville demeure en retrait. Cela donne l’impression que les décisions relèvent uniquement des organismes, alors qu’elles découlent de choix budgétaires municipaux», a déploré une source proche du dossier en requérant l’anonymat.
«Pas à jour complètement»
Du côté du cabinet du maire Marchand, on a insisté sur le fait que ce document de travail, qui sert de base de consultations avec les organismes de loisirs, n’est déjà plus à jour.
«Les scénarios du 15 décembre [2025] ne sont pas à jour complètement. Depuis, il y a eu une boucle de rétroactions, et la Ville est retournée à la table à dessin pour prendre en compte les commentaires reçus tout en considérant les ententes avec les organismes mandataires», nous a-t-on fait savoir.
On a également assuré «qu’il n’y a pas de nouveau scénario qui implique des changements pour les baignades». Par contre, on n’a pas voulu répondre aux autres scénarios évoqués plus haut.
– Avec la collaboration de Stéphanie Martin
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