« Il y a des signaux qui montrent que je peux gagner le Tour », comment Remco Evenepoel veut se rapprocher de Tadej Pogacar

Trois victoires déjà, en autant de courses, Remco Evenepoel a débuté la saison 2026 à la perfection, en dominant largement ses adversaires, et en se montrant offensif. Le Belge n’avait certes pas face à lui les meilleurs coureurs du peloton mais débute parfaitement sa nouvelle aventure, avec Red-Bull, après avoir quitté son équipe de toujours, la Quick-Step.
Invité de l’émission « Bistrot Vélo » sur Eurosport ce lundi, notre compatriote a d’abord évoqué l’élaboration de son programme de course, durant l’hiver. Et a notamment reconnu qu’il avait changé ses plans qui prévoyait d’abord de faire le doublé Giro-Tour de France. « Dans ma tête, le Giro faisait office de super préparation vers le Tour de France, notamment avec un long. Mais on a beaucoup discuté avec l’équipe et ils veulent vraiment se donner une année pour me connaître le mieux possible, analyser mes datas, etc. On a donc opté pour un programme de course assez classique. »
Liège, le premier grand rendez-vous
Le Belge prendra le temps de faire de la préparation en altitude, de recueillir « un maximum d’infos », en espérant bien sûr que sa santé le laisse tranquille lui qui a multiplié les grosses chutes dans la première partie de sa carrière. Dans ce programme du printemps, la première grande échéance sera évidemment sa course préférée, Liège-Bastogne-Liège, qu’il a remporté à deux reprises en 2022 et 2023, avant de subir deux années de suite la domination de Tadej Pogacar.
Les deux hommes s’y retrouveront le 26 mai prochain pour la première fois de la saison, et Evenepoel est certain de pouvoir se rapprocher de son rival, en se servant notamment de son championnat d’Europe qu’il avait terminé à la deuxième place : « J’ai beaucoup appris sur cette course. J’étais en grande forme, j’ai pu suivre Tadej au début de son attaque. Mais ensuite j’ai eu besoin de 20 à 30 secondes de récupération alors que lui pouvait maintenir le rythme. On essaye donc de travailler là-dessus, sur les hautes intensités à l’entraînement. »
« Le Tour, c’est mon rêve »
Ensuite, il se tournera vers le Tour de France, qui l’a beaucoup frustré l’an dernier, entre des erreurs en début d’épreuve, et une méforme qui l’avait contraint à l’abandon. Mais là aussi, le Belge croit en sa belle étoile, et en sa capacité à renverser le patron du cyclisme mondial : « J’ai gagné la Vuelta, j’étais bien parti pour gagner le Giro (contraint à l’abandon en 2023, alors qu’il était en tête du classement, ndlr)… Il y a des signaux qui montrent que je peux gagner le Tour de France un jour. C’est mon rêve, je ferai les sacrifices nécessaires pour y arriver. »




