Annonce du porte-drapeau: Eric Myles a vécu un moment haut en émotions avec Mikaël Kingsbury

MILAN | Eric Myles agit à titre de chef du sport du Comité olympique canadien (COC) depuis plus de 10 ans. Il en a vu défiler, des athlètes aux Jeux olympiques d’été et d’hiver. Il a tout récemment vécu un moment haut en émotions avant de partir pour l’Italie.
Et c’est quand il s’est présenté sur le seuil de porte du domicile de Mikaël Kingsbury. «Armé» de son téléphone sur lequel pendait la cheffe de mission Jennifer Heil en visioconférence, il venait lui annoncer une grande nouvelle. Soit qu’à ses derniers Jeux, le «King des bosses» sera le porte-drapeau du Canada avec Marielle Thompson lors de la cérémonie d’ouverture, vendredi soir, au stade olympique San Siro.
Sur la séquence vidéo filmée par le COC, on ne voit pas le visage de Myles puisqu’il fait toujours dos à la caméra. Mais son intention ne ment pas, il était ému.
«Oui, j’étais très ému, s’est exclamé Myles avec un fou rire, en entrevue avec Le Journal après la conférence d’ouverture du COC, à Milan jeudi. Mik, c’est… Mik c’est plus qu’un ami. Je le connais depuis longtemps. Je connais ses parents. Notre relation s’est tellement développée avec le temps.»
Myles est arrivé à son poste en 2014, la même année où Kingsbury a remporté sa première médaille olympique en montant sur la deuxième marche du podium à Sotchi. Et depuis, le skieur de Deux-Montagnes a ajouté l’or à Pyeongchang en 2018 et une autre médaille d’argent à Pékin.
Tout comme lui, il a vu un athlète ému par la signification de cette mission de porter le drapeau.
Tremblements
«C’était quelque chose, je l’ai vu immédiatement. Il disait avoir la chair de poule, mais c’était si intense qu’il tremblait et qu’il a même dû déposer son fils, Henrik, qu’il tenait dans ses bras lorsqu’il a ouvert la porte, a raconté Myles. C’était un moment d’une très grande émotion.»
Rien de tout ça n’était mis en scène, a-t-il assuré. Le COC avait tiré les ficelles auprès de sa conjointe, Laurence, pour s’assurer d’un moment où il serait bel et bien à la maison.
Il y a un mois, Myles était à Val Saint-Côme pour assister à la 100e victoire de Kingsbury en Coupe du monde. Il lui avait alors tendu son téléphone pour qu’il regarde les félicitations de Marie-Philip Poulin et Sidney Crosby.
La décision qu’il porterait le drapeau en Italie était déjà prise. Rien n’avait toutefois transpiré pour conserver la surprise entière au moment où il se pointerait sur son perron.




