News CA

Jeux olympiques: l’heure n’est pas à la nostalgie pour la planchiste Laurie Blouin

LIVIGNO, Italie | Laurie Blouin assure qu’elle n’est pas envahie par la nostalgie à 48 heures de prendre part à sa dernière compétition olympique en carrière.

À ses troisièmes Jeux, la planchiste de 29 ans est consciente qu’elle vit ses derniers, mais ne s’est pas encore arrêtée pour y réfléchir. Les qualifications de slopestyle auront lieu le 16 février.

«Je n’ai pas encore pris le temps de penser qu’il s’agissait de mes derniers Jeux», a mentionné la médaillée d’argent des Olympiques de 2018 à PeyongChang en slopestyle. «Je veux m’imprégner de tous les petits moments possibles. Après le Big Air, j’ai eu une bonne soirée pour m’amuser et relâcher la pression. J’ai aussi pris du repos. Comparativement aux Jeux de 2022, j’ai plus de plaisir et ressens moins de pression.»

Juliette Pelchat est habitée par des sentiments ambivalents à l’idée qu’il s’agisse des derniers Jeux de sa «grande sœur» Laurie. «Je suis contente de partager ces moments avec Laurie, mais, d’[un] autre côté, je suis triste à l’idée que ce soit ses derniers Jeux», a expliqué la planchiste de la Colombie-Britannique dont une bonne partie de sa famille habite toujours au Québec. «Je suis confiante toutefois que nous ferons de la planche ensemble dans le futur.»

«En 2018 alors que j’étais en camping, je regardais les Jeux et je me disais que le parcours était immense, […] me demandant si je serais capable de le faire dans le futur», de poursuivre la planchiste de 21 ans. «Je suis ici maintenant et je profite des conseils de ma grande sœur.»

Si le Big Air n’est plus sa tasse de thé même si elle a raté la finale de peu, Blouin croit possible d’ajouter une médaille olympique à son palmarès en slopestyle. «C’est réaliste de gagner une médaille», a-t-elle affirmé. «J’y pense et je sais que je suis capable de le faire.»

«Oui, je veux gagner une médaille, mais ce n’est pas une hyperobsession», d’ajouter Blouin. «Ça serait la cerise sur le sundae. Je veux avant tout être fière de mes descentes.»

La propreté avant les grosses manœuvres

Au terme du premier entraînement, vendredi, Blouin a aimé ce qu’elle a vu. «Je me sentais bien et c’est un parcours vraiment le fun. Les modules sont difficiles. En regardant les skieurs s’exécuter sur le parcours, j’ai réalisé que ce n’est pas un bon choix de miser sur de trop grosses manœuvres. Sur ces modules, la propreté des manœuvres est l’aspect le plus important. Il faut miser sur des trucs moins gros sur les modules. Les skieurs m’ont donné des idées.»

Par ailleurs, Juliette Pelchat, dont ce sont les premiers Jeux, estime que l’expérience acquise au Big Air lui sera utile. «Je vais pouvoir utiliser les mêmes sauts dans certains cas. Le parcours me permettra d’être créative puisqu’il y a plusieurs options qui s’offrent à nous.»

Pelchat a une pensée pour son père JF, une figure légendaire du snowboard canadien. «Mes ongles ont le logo des Wildcats. C’est malade.»

Les Wildcats sont un groupe de bons chums de son père qui, pour le plaisir avant tout, ont filmé dans le back country du snowboard. Ils ont produit quelques films.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button