Samy, né en Algérie, fait son chemin avec courage et authenticité jusqu’à «La Voix»

Depuis qu’il est tout jeune, Samy Hdmi souhaite faire carrière dans le milieu de la musique. Expatrié au Québec et soutenu à distance par sa famille, qui habite toujours en Algérie, il a décidé de se lancer dans l’aventure de La Voix avec la volonté d’avancer plus loin sur le chemin de ses rêves.
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Samy, pourquoi avoir décidé de participer à La Voix?
C’était un défi personnel. Je voulais sortir de ma zone de confort et être confronté à un vrai regard professionnel. Je trouvais important de me présenter comme un chanteur sans artifices. Aussi, je me sentais prêt à surmonter ma peur, à me montrer tel que je suis. C’était une façon de me dire à moi-même: «Assume!»
Qui vous a initié à la musique?
J’ai toujours baigné dans le milieu de la musique. Il y en avait toujours à la maison, que ce soit à la télévision ou parce que mon père jouait plusieurs instruments. On faisait régulièrement des soirées entre nous, en famille, durant lesquelles mon père chantait. Ce n’est pas son métier principal, mais c’est sa deuxième passion. Il le fait par plaisir, pour sa famille et ses amis.
Quand avez-vous décidé de devenir chanteur?
Quand j’étais petit, je jouais à deux choses: Samy le chevalier, qui avait toujours une épée à la main, et Samy la star. Je montais sur le lit ou sur le divan et je faisais ma vedette. Je me cachais un peu parce que j’étais très timide, je ne le faisais pas devant tout le monde. Je faisais ça avec ma sœur ou ma mère, mais les autres ne savaient pas que j’aimais chanter, que c’était un rêve pour moi de devenir un grand chanteur.
Avez-vous suivi des cours de chant ou de musique?
Non, j’ai surtout appris avec YouTube. Je voulais vraiment me consacrer à la musique et j’ai étudié beaucoup de techniques différentes: comment échauffer la voix avant de chanter, les trucs à ne pas faire, etc. C’est YouTube qui m’a vraiment aidé à avancer.
Pourquoi avez-vous choisi d’interpréter La bohème, d’Aznavour, à votre audition?
Pour moi, c’est une chanson intemporelle. Elle parle de rêves, d’ambition, de la jeunesse… C’est tout ce que je suis actuellement. Je me suis reconnu dans cette nostalgie. Je sais que c’est une chanson pour les grandes personnes, mais c’est aussi une chanson qui demande un certain niveau d’interprétation, pas juste de la voix. Cette chanson me touche aussi parce qu’elle parle de croire en ses rêves. En tant qu’artiste, on passe tous par cette phase un peu bohème où l’on construit quelque chose sans garantie. C’est ce que je voulais représenter. Habituellement, je chante des choses très différentes. Je suis plus dans la pop et le R&B…
Pour quelle raison êtes-vous venu vivre au Québec?
Je suis venu m’installer ici pour faire des études en secrétariat médical, parce que j’étais en biologie en Algérie. J’ai aimé ce domaine, c’était très intéressant et j’ai récemment obtenu mon diplôme. Je suis aussi tombé en amour avec Montréal et les Québécois. J’ai décidé de demander ma résidence permanente.
Pourquoi avoir choisi de rejoindre l’équipe de Corneille?
Corneille est un artiste profondément authentique. Il a une manière très sincère de chanter, et je me reconnais dans cette sensibilité. Je sais aussi qu’il va me pousser à aller chercher quelque chose de vrai, et pas juste de la technique. Pour moi, Corneille est un artiste qui a une facilité à transformer la vulnérabilité en force.
Quel est votre but en participant à La Voix?
Je ne voulais pas uniquement passer à la télé, même que ça me faisait un peu peur. Mon but est surtout de me mesurer à moi-même. Je veux voir jusqu’où je peux aller sur les plans artistique et psychologique. Je sais que ce sera difficile, mais je l’ai fait pour gagner en légitimité, en expérience et en confiance en moi. Je suis aussi conscient que le vrai travail commence après La Voix.


