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Mikautadze – Marcelino : à Villarreal, on remercie l’OL et l’OM

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Qui aurait pu dire, le 30 août dernier, que les choses tourneraient ainsi ? Dans les dernières heures du mercato, Georges Mikautadze était transféré par Lyon pour 30 millions d’euros à Villarreal. Les larmes du joueur constituaient le point d’orgue de l’été cauchemardesque de l’OL, amputé de son buteur attitré et d’une partie de son âme, tandis que l’aventure espagnole de ce dernier commençait sur une note bien amère. Six mois plus tard, les deux parties ont retrouvé le sourire. Lyon rit avec Endrick et Pavel Sulc, et Mikautadze, lui, est en train de conquérir l’Espagne. 

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Tout n’a pourtant pas été simple pour lui. Ses débuts en jaune ont même été franchement compliqués, avec deux petits buts sur ses dix premiers matches. Que cela se soit expliqué par un vague à l’âme ou juste un temps d’adaptation à un nouvel effectif et un nouveau championnat, le plus important, c’est que cela se conjugue au passé. Depuis début janvier, l’attaquant a inscrit 5 buts en championnat, ce qui fait de lui le deuxième meilleur buteur de son équipe en Liga avec 8 unités derrière Alberto Moleiro (9). Des buts qui ont rapporté en gros en 2026 puisque 3 de ces 5 buts ont été inscrits dans une victoire avec un but d’avance.

Vers la Ligue des champions

“Mikautadze se révèle” : dans la foulée de ce titre de Marca, l’éclosion du Géorgien ne passe pas inaperçue en Espagne. Au point qu’il vient d’être nommé joueur du mois en Liga en février face notamment à Federico Valverde. “Il s’améliore, et pas seulement à cause des buts. Il est plus impliqué, comprend mieux les tactiques de l’équipe, combinent mieux avec ses coéquipiers, il est plus à l’aise mentalement”, a salué son entraîneur Marcelino après son but décisif à Levante le 18 février dernier (1-0). 

L’entraîneur a en effet de quoi avoir le sourire. Revenu à Villarreal en 2023 après son rocambolesque passage à Marseille, terminé après une réunion traumatique face aux supporters de l’OM lui reprochant son plan de jeu trop défensif, l’Espagnol, nommé entraîneur du mois en décembre, est prophète en son pays. Huitième lors de sa première année, il a ramené le club en Ligue des champions dès l’année dernière avec une 5e place en championnat. Le “Sous-marin jaune”, actuellement troisième avec 4 points d’avance sur l’Atlético et 9 sur le Betis, est bien parti pour rééditer.

Mieux que Forlan, Riquelme et compagnie

Avec son 4-4-2 défensif chevillé au corps, l’entraîneur développe un jeu de transition (seulement 44% de possession de balles), ce qui ne l’empêche pas justement, de créer du spectacle. En inscrivant 71 buts l’an passé en championnat, soit 1,87 but par match, le club a battu son record datant de 2004-2005, la grande époque de Manuel Pellegrini avec des joueurs comme Diego Forlan, Riquelme, Santi Cazorla… pas mal pour un entraîneur défensif.

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Cette année, c’est d’ailleurs mieux pour l’instant puisque l’équipe tourne à 1,88 but par match avec 47 pions inscrits, soit la troisième attaque de Liga. Et cela peut venir de partout. Avec 9 buts donc, sur seulement 4,85 expected goal, Moleiro est l’artificier en chef avec certaines frappes superbes, mais Mikautadze est juste derrière, les deux ajoutant d’ailleurs 4 passes décisives chacun. Albert Moreno a lui inscrit 7 buts, alors qu’on retrouve aussi 3 buts pour un autre nom connu, Nicolas Pepe. L’ancien Lillois avait d’ailleurs commencé la saison en trombe, étant élu joueur du mois d’août.

Une étape à franchir face aux “gros”

Si chacun a son heure de gloire, l’équipe continue à tourner, ce qui correspond à la mentalité de son entraîneur. Avec quelques bémols. Déjà, défensivement, Villarreal a concédé un but pendant 13 matches d’affilée avant de fermer le verrou face à Levante, alors que l’équipe avait réussi 7 “clean sheets” avant cette série noire. Surtout, l’équipe peine face aux gros. 35e sur 36 après une phase de ligue catastrophique en Ligue des champions, les hommes de Marcelino ont perdu deux fois face au Real, une fois contre l’Atletico, cumulé une défaite et un nul contre le Betis… et perdu le match aller face au Barca.

“J’aime comme ils jouent au foot, ils ont du talent en attaque, des joueurs très rapides” : à l’issue du match aller, Hansi Flick avait loué la qualité de l’adversaire, battu 2-0 par les Barcelonais au Stade de la Céramique. Il faut dire que le match avait été plus âpre que le score ne le laissait paraître, Barcelone pouvant remercier les erreurs de Villarreal qui s’était torpillé avec un penalty concédé et une exclusion évitable en première période. Il faut dire aussi que les deux entraîneurs se respectent, Marcelino ayant souvent loué la “machine” mise en place par Flick, et son style de jeu. Comme quoi, l’ancien olympien est plus d’attaque que ce qu’on a pu retenir en France. Avant le retour ce samedi à 16h15, Flick et Barcelone sont en tout cas prévenus : Mikautadze, Marcelino et Villarreal sont en forme olympique.

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