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CH: y avait-il deux échanges?

Il y a quelques miettes d’information laissées par Kent Hughes dans son fameux point de presse du 6 mars qui sont passées entre les mailles du filet.

À un certain moment, Hughes se fait demander par un collègue comment la dynamique est différente à la date limite quand on est dans le siège de l’acheteur.

« Une équipe m’a demandé : “Ça va prendre combien de temps avant que tu le saches ?”, a raconté Hughes aux confrères à Anaheim. Parce qu’on avait d’autres choses qui auraient pu se concrétiser si on avait conclu le dossier sur lequel on travaillait. Tu contrôles moins les échéances quand tu es acheteur. »

Il faut ainsi comprendre que, si Hughes avait pu ficeler plus tôt la grosse transaction sur laquelle il planchait en priorité, elle aurait pu en engendrer une autre. Et, vraisemblablement, un homologue attendait de ses nouvelles pour procéder.

Hughes, si vous ne le saviez pas déjà, c’est un habitué aux gros plans de contingence. Parfois, ces plans-là sont extrêmement compliqués. Pensez aux conditions de l’échange de Monahan. Pensez au repêchage de 2024. Si Ivan Demidov n’était pas disponible au cinquième rang, le DG avait pas mal de plans de rechange.

Gorton lui a même demandé s’il avait tout couché sur papier tellement il y avait du « stock ».

Jeune attaquant

La rumeur veut que le gros dossier de Hughes, ce soit un jeune attaquant. Il y a un nom qui circule en coulisses… et si vous l’aviez entendu, vous seriez probablement, comme moi, presque tombé de votre chaise. C’est à se demander pourquoi l’autre équipe aurait voulu échanger ce joueur au Canadien.

Or, impossible de le partager, puisqu’on ne pourra jamais obtenir les confirmations officielles du Canadien ou de l’autre équipe qui aurait été impliquée. Les deux parties vont protéger jalousement cette info si elles souhaitent entériner la transaction l’été prochain.

Il y a probablement une raison, d’ailleurs, pour laquelle Elliotte Friedman avait sa « théorie » là-dessus et a refusé de la dévoiler à la télévision nationale samedi. S’il l’avait fait, les deux clubs auraient de toute évidence nié en bloc s’ils tiennent à leur échange.

Alors personne n’a rien à gagner à rapporter le nom qui circule, faute d’en avoir la pleine certitude. Et surtout pas les deux clubs. C’est sans doute pourquoi Hughes était assez confiant pour parler de cette transaction en suspens aux médias, après les avoir fait languir pendant 90 minutes. Au sein du Canadien, ils sont probablement une très faible minorité à connaître l’identité du joueur, d’ailleurs.

Laine et défenseur droitier

La question à quelques millions de dollars, c’est comment Hughes et son adjoint John Sedgwick seraient parvenus à assembler tout le casse-tête salarial. Le CH avait 1,5 million $ en dessous du plafond au moment de la date limite.

On vous rappelle qu’une équipe ne peut décider de faire un échange qui lui fait défoncer le plafond… et en faire un autre qui lui permet de s’y conformer. L’équipe doit être conforme en tout temps, point barre.

En théorie, le CH aurait pu placer Patrik Laine de façon rétroactive sur la liste des blessés à long terme et libérer environ 2,3 millions $ avant de faire son gros échange. Évidemment, du salaire aurait dû sortir du côté de Montréal, mais le club aurait pu se conformer.

Ensuite, le contrat de Laine aurait pu être refilé à une autre équipe dans la seconde transaction à laquelle Hughes fait allusion, possiblement dans un échange qui aurait amené à Montréal un défenseur droitier avec au moins une autre année de contrat.

David Pagnotta croit d’ailleurs que le Canadien est passé pas mal proche d’en obtenir un, mais que l’équipe s’est désistée.

Les noms de plusieurs défenseurs droitiers ont été liés au CH dans l’antichambre de la LNH dans les derniers jours. Connor Murphy, Rasmus Ristolainen… et quelqu’un m’a même mentionné Filip Hronek, ce que je trouve plutôt incongru parce que les Canucks n’échangeront pas en pleine reconstruction celui qui devrait être leur futur capitaine. Dur de croire que le désir de danser aurait été réciproque ici. C’est difficile de faire la part des choses parce que le CH avait le nez dans tellement de dossiers.

Il y a aussi eu beaucoup de buzz autour de Nazem Kadri à l’approche de l’heure butoir de 15 h, mais on peut se demander sérieusement si 20 % de rétention, ce qui a été approuvé dans l’échange à l’Avalanche, c’était assez au goût du Canadien.

Chose certaine, penser que Hughes est resté assis sur ses mains, c’est rigoureusement faux. Le DG du CH a répété plusieurs fois être prêt à surpayer pour le bon joueur. Et il avait les yeux rivés sur ce joueur le 6 mars.

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