Augmentation du prix de l’essence | « Ça fait mal », disent les automobilistes

176,9 cents : c’est le prix auquel se vendait un litre d’essence ordinaire dans une station Shell de Montréal, ce lundi. À la pompe, les automobilistes se limitaient souvent à de petits montants, histoire de minimiser l’impact sur leurs finances.
Publié hier à
16 h 37
PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
À 19 ans, Thaissa Bellevue vient de s’acheter une voiture. Elle en était à son deuxième plein d’essence à vie. « Je ne sais pas trop comment était le prix avant », dit l’étudiante en administration et gestion au cégep à Terrebonne. Si le prix de l’essence augmente, « ça va être dur pour moi à l’avenir », observe-t-elle. Elle a mis 30 $ d’essence, mais elle estime qu’elle devra refaire le plein d’ici une semaine pour ses déplacements.
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« Ça fait mal. Très mal. On n’a pas le choix, on a besoin de travailler », dit Candido de Barros (en avant-plan), qui rit néanmoins de bon cœur quand on l’aborde en lui disant qu’on veut parler du prix de l’essence. Il travaille à Montréal, mais demeure à Blainville. En ce lundi, il a mis 25 $ d’essence dans sa voiture, soit environ 14 litres. « C’est la première fois que je fais le plein à ce prix-là », dit-il. M. de Barros avait l’intention de refaire le plein près de chez lui où, observe-t-il, le prix de l’essence baisse en soirée.
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Ernst Bléus ne s’explique pas qu’une dizaine de jours seulement après le début du conflit au Moyen-Orient, le prix augmente à ce point à la pompe. « Comment se fait-il que c’était à 1,41 $ la semaine dernière ? Qu’est-ce qui justifie cette augmentation ? Ils profitent, tous ! », dit l’homme de 87 ans, qui qualifie le gouvernement et les pétrolières de « gangsters », « On dit toujours : l’essence que vous achetez aujourd’hui est celui d’il y a 6 mois. Maintenant, ils revendent à fort prix parce qu’il y a une guerre », dit M. Bléus.
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Le prix moyen du litre d’essence ordinaire au Québec a augmenté de plus de 20 cents en moins d’une semaine, selon les données de la Régie de l’énergie. Cette hausse a un impact sur tout le monde, dit Roger Almeida, qui cite notamment le prix de la nourriture. « Quand les prix montent, ça prend du temps pour baisser », dit-il en riant. « Je mets 20 $, 40 $, pas plus », ajoute l’homme, qui explique qu’il ne fait pas beaucoup de kilométrage avec sa voiture en hiver.
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« Je ne me sers pas beaucoup de mon auto, je fais environ 5000 kilomètres par année », dit d’emblée Yves Robert, qui dit vivre moins que d’autres les impacts de la hausse du prix de l’essence. Et c’est son jour de chance : il avait en main un coupon qui lui donnait un rabais sur chaque litre.




