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Marwah Rizqy se confie sur la crise au PLQ: «J’aurais souhaité avoir une fin différente»

Marwah Rizqy sort de son mutisme : en paix avec ses décisions, la députée de Saint-Laurent aurait tout de même souhaité conclure son passage politique au Parti libéral du Québec de manière bien différente. 

« Je ne souhaite à personne ce que j’ai vécu, ce que mon mari a vécu, ça a été très difficile », a-t-elle confié mardi, en entrevue à LCN.

L’élue, qui siège désormais comme indépendante, se sent « libre » et ne regrette pas ses choix. Mais elle ne digère toujours pas d’avoir appris à la radio, au volant de sa voiture, que Pablo Rodriguez l’éjectait de sa formation politique.

« Personne ne m’avait prévenue ! a-t-elle raconté. J’aurais souhaité avoir une fin différente, bien évidemment. Moi je n’ai rien demandé de tout ça, moi je n’ai que subi et j’ai dû prendre des décisions. »

Sans se prononcer sur la décision du nouveau chef libéral Charles Milliard de ne pas la réintégrer dans l’équipe des rouges, Marwah Rizqy a salué la manière dont les choses se sont déroulées.

« Il avait dû prendre une décision très rapidement, mais au moins, il a eu la délicatesse, lui, de m’appeler, même de me rencontrer. Il a fait ça de façon très humaine et lui aussi, il n’avait rien demandé de tout ça, comme moi. »

Bougie d’allumage de la crise ?

À ses anciens collègues députés libéraux qui n’étaient pas favorables à son retour et qui lui reprochent d’avoir été la bougie d’allumage de la crise qui a secoué le PLQ avant les Fêtes, Marwah Rizqy réplique qu’elle n’avait d’autre choix que d’agir au nom de son intégrité et de celle de son parti.

« Je n’ai pas refusé de me taire, j’ai parlé aux bons endroits, aux bonnes instances. Il y a des enquêtes qui sont présentement en cours, à savoir celle de la commissaire à l’éthique, du DGEQ au niveau pénal et de l’UPAC au niveau criminel. Et moi, la femme qui est devant vous, au-delà d’être une politicienne, est aussi avocate, officier de justice et je crois sincèrement en nos institutions », a-t-elle précisé.

Rappelons que des enquêtes sont actuellement en cours au sujet notamment de « brownies », à savoir l’achat allégué de votes durant la dernière course à la chefferie libérale, de contributions politiques qui auraient été remboursées à des donateurs de même que l’utilisation présumée de fonds publics réservés aux activités de l’Assemblée nationale à des fins partisanes.

La pression étant devenue trop forte, Pablo Rodriguez a démissionné de son poste de chef du PLQ en décembre, forçant la formation politique à se trouver un nouveau capitaine. 

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