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Entre deuil, tournée et Hollywood: un début d’année en montagnes russes pour Patrick Watson

En deux mois, Patrick Watson a vécu une série de montagnes russes. Lors d’une rencontre intimiste, l’auteur-compositeur-interprète de 46 ans s’est confié avec générosité sur sa tournée mondiale, la mort tragique de son frère et un saut express à Los Angeles pour un brunch exclusif en vue des Oscars. En prime, il a aussi dévoilé sa nouvelle pièce We Fly for the Ones We Love. 

Dans son studio du Plateau Mont-Royal, Patrick Watson accueille l’Agence QMI avec chaleur et abandon. Il vient tout juste de poser ses valises. Des dollars américains et des prises jack 1⁄4 pour écouteurs traînent au sol à côté de son piano, témoins de son arrêt en Californie après sa tournée, de Milan à Mexico. Son allure dégagée contraste avec sa vie jetset.

« J’ai oublié que je faisais accorder mon piano ce matin. Désolé pour l’inconvénient, on a presque fini », a-t-il dit pour excuser la présence d’une autre personne dans le grand loft décoré d’objets hétéroclites.


Audrey Ruel-Manseau, Agence QMI

L’artiste montréalais s’apprête à enregistrer une nouvelle pièce. Un morceau tragiquement imprévu dans lequel la noirceur de sa douleur s’est transposée entre les lignes de la portée.

« Now that you’re gone, I’ll finish your song, but all I can do is just breeeeeeathe… »

Sa voix douce, aérienne, pousse la note qu’il tient malgré l’émotion.


Audrey Ruel-Manseau, Agence QMI

We fly for the ones we love – Nous volons pour ceux qu’on aime (traduction libre) – est un hommage à son frère, de qui il était très proche.

« J’étais à Madrid et j’ai eu un appel que mon frère est décédé d’un accident. Imagine, après j’avais besoin de jouer chaque nuit, directement après la nouvelle », a-t-il raconté avec chagrin.

Le surlendemain, il recevait un autre appel. Au spectre opposé de la gamme des émotions : le court-métrage de l’ONF La jeune fille qui pleurait des perles, des Montréalais Chris Lavis et Maciek Szczerbowski, était en lice pour l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation. C’est Patrick Watson qui en a composé la musique.


Audrey Ruel-Manseau, Agence QMI

« On travaille ensemble depuis le début du film. Ça a pris presque 10 ans à construire, parce que tout est fabriqué en miniature », a raconté l’artiste, admiratif de l’ampleur et la minutie du travail derrière ce court-métrage réalisé en stop-motion.

« C’est un peu pour ça que le film est en nomination, c’est tellement un défi de détails », a-t-il soulevé.


Audrey Ruel-Manseau, Agence QMI

Trop gêné pour parler aux vedettes 

Après les funérailles de son frère intercalées dans une éprouvante tournée, il s’est donc retrouvé au « 2026 Oscar Nominees Luncheon », entouré de Leonardo DiCaprio, Emma Stone et Steven Spielberg, pour ne nommer que ceux-là. Watson n’est pas en lice pour un Oscar, mais ses amis Lavis et Szczerbowski l’ont invité comme accompagnateur au brunch le plus exclusif du star-system.


Photo tirée d’Instagram / @patrickwatsonofficiel

« La personne la plus impressionnante dans la salle est Steven Spielberg », a-t-il raconté avec respect.

« Notre perception des fins heureuses nous provient de Steven Spielberg », citant E.T., l’extraterrestre ou encore Indiana Jones.

« Il a influencé notre façon de voir la vie, pour toujours et pour tout le monde. Et ce gars-là marchait à côté de nous. Je me disais “Wow !” »


Photo tirée d’Instagram / @patrickwatsonofficiel

L’auteur-compositeur-interprète de la chanson francophone la plus écoutée sur Spotify – Je te laisserai des mots dépasse le milliard d’écoutes – confie en riant qu’il a absolument adoré se sentir « comme un concierge » aux côtés « des personnes les plus populaires au monde ».

« J’étais trop gêné ! Quand j’ai vu Emma Stone, je me disais qu’elle était beaucoup trop belle. Il n’y avait aucune chance que j’aille lui parler », a-t-il raconté avec un envoûtement amusé.


Audrey Ruel-Manseau, Agence QMI

Il rapporte avec entrain et enthousiasme différentes anecdotes vécues ce jour-là avec des vedettes, comme si lui n’en était pas une. N’empêche, cette expérience a été voilée par le départ de son frère, qui l’accompagnait d’une autre façon.

« C’était difficile de vivre toutes ces émotions différentes. Aussi, mon frère adorait ça quand mes chansons étaient dans les films », a-t-il laissé tomber.

Côtoyer les géants du cinéma fut pour lui un privilège. Mais au milieu d’Hollywood, Patrick Watson pensait surtout à son frère. 

  • La 98e cérémonie des Oscars a lieu le dimanche 15 mars 
  • Patrick Watson reprend sa tournée nord-américaine et européenne « Uh Oh Tour » le 20 mars prochain 
  • We Fly for the Ones We Love est en enregistrement 

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