News CA

Des modèles “nus” des Beaux-Arts à Paris portent plainte contre une élève artiste accusée de les avoir pris en photo à leur insu

La direction assure avoir mené une enquête interne qui “n’a pas permis de confirmer les faits rapportés”. Elle assure toutefois avoir rappelé les “règles de bonne conduite”.


Publié le 14/03/2026 07:47

Temps de lecture : 2min

Des étudiants dans la cour de l’école des Beaux-Arts de Paris. (Image d’illustration) (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Sept modèles “nus” ont déposé plainte contre une des élèves-artistes de l’école des Beaux-Arts à Paris, rapporte France Inter, samedi 14 mars. Ils accusent cette élève-artiste de les avoir pris en photo et en vidéo à leur insu, alors qu’ils étaient en train de poser dans le cadre de cours. Selon France Inter, sur 16 modèles photographiés, sept ont porté plainte.

L’élève mise en cause, qui nie les faits, ne fréquente plus l’établissement, mais personne ne sait ce que sont devenues les images. “On a été pris en photo, nus, livrés en pâture. On ne sait pas où sont les photos. Est-ce qu’elles ont été revendues sur le dark web ? Est-ce que ces photos vont ressortir ou pas ? Je ne sais pas”, explique à France Inter une modèle ayant déposé plainte.

Cette modèle a été alertée, en juin dernier, par une artiste des Beaux-Arts qui lui a expliqué avoir trouvé des photos d’elle dans le téléphone d’une de ses camarades. “L’artiste qui a vu ces photos nous les a décrites. En fonction des poses, je peux dire, me concernant, à quelle période elles ont été faites, parce que les modèles savent très bien les poses qu’ils proposent. On a donc pu déterminer que ça durait depuis le début de l’année 2025”, détaille-t-elle à France Inter.

Pour cette modèle, l’école des Beaux-Arts n’en fait pas suffisamment pour protéger ses modèles. “Je suis dépossédée de mon intimité. Je me sens salie dans mon intégrité, non-protégée par l’employeur qui, aujourd’hui, ne réagit pas. Il s’en fout”, estime-t-elle. Elle regrette aussi que les Beaux-Arts ne portent pas plainte.

De son côté, la direction des Beaux-Arts assure à France Inter qu’“une enquête interne a été menée mais qu’elle n’a pas permis de confirmer les faits rapportés”. Elle indique avoir malgré tout renforcé la protection des modèles en rappelant notamment les règles de bonne conduite.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button