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Acheter et rénover, une façon d’accéder à la propriété

Pour Camille et Cédrick, le processus de magasinage d’une première propriété s’est enclenché à la fin de leur dernière année de baccalauréat. «De mon côté, je finissais mes études en enseignement et je savais que j’allais, tôt ou tard, appliquer pour me trouver un poste dans une école secondaire. Pour Camille, à la fin de son bac, c’est une maitrise qui l’attendait. On vivait ensemble depuis quelque temps déjà, mais on regardait pour avoir notre propre espace», a d’emblée expliqué le jeune homme de 27 ans.

L’idée de potentiellement partir en appartement a été exclue assez vite dans les discussions entre les deux tourtereaux. À l’instar de 73 % des Québécois, comme le révélait une étude publiée par la Banque Royale du Canada (RBC) plus tôt cette semaine, l’achat d’une maison, aux yeux de Cédrick Boulianne et de Camille Guay, était étroitement lié à l’idée d’indépendance financière.

«J’ai eu la chance de pouvoir accumuler de l’argent en demeurant chez mes parents pendant mes études. Pour moi, ça a toujours été inconcevable de partir en appartement. En plus, avec le prix des loyers, en ce moment, ça justifiait encore plus le projet de devenir propriétaire plutôt que locataire.»

—  Camille Guay, jeune acheteuse et conjointe de Cédrick Boulianne

Malgré toutes leurs bonnes intentions et leur solide bagage académique, le budget pour l’achat d’une première maison demeurait assez modeste pour le jeune couple.

«On avait les avoirs nécessaires pour fournir une bonne mise de fonds, on avait un potentiel d’emploi et de stabilité assez intéressant aux yeux de la banque, mais il manquait un revenu tangible. Finalement, Cédrick a obtenu un premier contrat et ça a réglé ce petit souci qu’on avait au niveau du financement», a raconté l’étudiante à la maitrise.

L’Enquête RBC du printemps sur les tendances du marché résidentiel a révélé que, tout comme Camille et Cédrick, 81 % des Québécois croient que l’achat d’une maison constitue un «jalon financier déterminant».

Magasiner et s’ajuster, une nécessité

Dans l’esprit des deux acheteurs potentiels, au moment de se lancer dans la quête de l’achat de leur maison, aucune contrainte, autre que celle de l’argent, ne s’est imposée. «On a visité plus d’une quinzaine de maisons à vendre, en tout et pour tout. Quand ça ne faisait pas, on passait à la suivante», a fait savoir Cédrick Boulianne.

Après cinq ou six visites, une maison a finalement valu une offre d’achat, a précisé Camille Guay. «C’était une maison clé en main, qui n’avait pas besoin d’être rénovée. Elle était chiffrée à plus de 300 000 $. Avec l’inspection, on a découvert qu’il y avait de l’amiante au sous-sol. On a cherché à faire diminuer le prix. Le vendeur n’a pas voulu. On a laissé tomber».

Ce n’est que par après que le logis qui serait la future maison des deux amoureux a été trouvé. «On est venus visiter cette maison-ci à Arvida, après avoir fait une dizaine d’autres maisons environ. Quand on est entrés, on a décelé un potentiel intéressant, mais c’était quand même assez vieux à notre goût. C’est certain qu’on allait devoir rénover, la cuisine entre autres choses», a signalé celui qui enseigne à La Baie.

Le prix d’achat de la maison sur laquelle le couple s’est finalement aligné était environ 50 000 $ moins cher que celui de la maison sur laquelle ils avaient initialement déposé une offre d’achat, celle avec de l’amiante.

«C’était très réaliste pour nous de prendre une maison avec des rénovations à faire. Ça ne nous dérangeait pas de s’installer dans quelque chose d’imparfait, qui demeurait à peaufiner. L’argent qu’on ne mettrait pas sur l’autre maison plus clé en main, on allait pouvoir le mettre sur des rénos.»

—  Cédrick Boulianne, jeune acheteur et conjoint de Camille Guay

L’entourage et le seconde main, des atouts clés

Certains éléments ont rendu l’achat d’une «maison à rénover» plus facile. Le père de Camille, électricien de profession, a pu donner un coup de pouce à sa fille et à son gendre dans leur nouvelle propriété. «Pour les rénovations, on a pu sauver un peu en comptant sur mon père. Avec l’électricité, mais plein d’autres choses, il a contribué. Le père à Cédrick aussi a aidé. Bref, ça nous a évité certains frais qu’on aurait dû assumer si on avait fait affaire avec un contracteur», a reconnu celle qui étudie à l’Université du Québec à Chicoutimi.

Selon Camille Guay, le projet de maison, sans l’aide de la famille, aurait pu être se réaliser, mais différemment. «Je pense que ça aurait changé quelque chose au niveau du budget. Ultimement, on aurait quand même pu acheter cette maison-là. Les travaux auraient pris pas mal plus de temps et un peu plus d’argent. Ça, c’est clair», a-t-elle dit.

Finalement, en ce qui a trait aux meubles et aux électroménagers, la friperie et les plateformes de vente en ligne comme Marketplace ont été de véritables alliés pour le couple. «On a trouvé du mobilier très joli à un prix tout à fait raisonnable. En ligne comme en friperie, il y a clairement un avantage à magasiner autrement pour s’équiper», ont conclu les deux propriétaires.

À lire demain: Un courtier vous conseille pour l’achat d’une première maison

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