News CA

Vanessa Paradis crée son album sous nos yeux

En octobre 2025, Vanessa Paradis mettait fin à sept ans d’absence sur disque en nous offrant Le retour des beaux jours. Particulièrement fière de ce huitième album, elle nous invite à en découvrir le processus de création dans un documentaire inspirant.

• À lire aussi : Céline Dion laisse sous-entendre un retour sur scène

• À lire aussi : Philippe Scrive d’« Antigang » ajoute un premier album à sa carrière

Avec sa voix aérienne et sa pop mélodieuse, Vanessa Paradis est applaudie par les mélomanes francophones et francophiles depuis déjà quatre décennies. Pour nous en remercier, l’auteure-compositrice-interprète nous propose de l’accompagner pendant les deux années précédant la sortie de son dernier album, qui prend forme devant la caméra du réalisateur Julien Peultier et le regard fasciné des téléspectateurs.

Que ce soit chez elle, dans un studio d’enregistrement ou dans une salle de spectacle, on suit la chanteuse de Joe le taxi tandis qu’elle élabore tout un univers musical avec l’aide d’Etienne Daho et de Jean-Louis Piérot. D’entrée de jeu, elle explique comment la participation de Daho, un vieil ami rencontré le jour de ses 16 ans, s’est imposée d’elle-même, alors que l’arrivée de Piérot s’est plutôt révélée une surprise de dernière minute.

À six mains

Les trois collaborateurs ont rapidement développé une manière organique de composer les 12 chansons du Retour des beaux jours. Réunis chez Etienne avec une guitare, un clavier et un ordinateur, ils ont d’abord mis huit ou neuf mois à élaborer les chansons tantôt embryonnaires, tantôt presque achevées auxquelles Vanessa réfléchissait depuis déjà quelques années. Ils sont ensuite passés au studio d’enregistrement Motorbass, à Paris, où leur étincelle créative s’est transformée en véritable feu d’artifice musical.

Rejoints par des musiciens expérimentés tels que le batteur Colin Russeil, la trompettiste Adélaïde Songeons et le trompettiste Erik Truffaz, ils ont laissé chaque créateur apporter son grain de sel afin de créer des titres teintés non seulement de jazz et de folk, mais aussi du soul des années 1960 et du hip-hop des années 1990 qui ont bercé les jeunes années de Vanessa. Cette dernière se montre d’ailleurs animée d’une joie contagieuse lorsqu’elle entre dans le studio en gambadant ou qu’elle admire les envolées musicales magiques de la flûtiste Margot Mayette, entre autres.

De grands moments

En fait, ces enregistrements se révèlent si débordants de créativité que Vanessa et ses collaborateurs ont beaucoup de mal à trancher lorsque vient le moment de choisir quels extraits se retrouveront sur le disque. Instrument par instrument, piste par piste, partie par partie, ils analysent chaque morceau afin de prendre des décisions déchirantes, qui donnent parfois lieu à des conflits. Pour Vanessa, qui n’hésite pas à imposer son veto lorsque nécessaire, ce sont toutefois ces différends (presque) toujours sereins qui permettent d’élever la qualité du disque à un niveau d’excellence que tous les musiciens remarquent — comme le feront certainement le public et les critiques.

Vanessa a la chance d’aller encore plus loin lorsque Jean-Louis l’invite à enregistrer la dernière partie de l’album au mythique studio Abbey Road, à Londres. Après s’être extasiée devant ces lieux chargés d’histoire, elle s’installe derrière l’un des pianos utilisés par John Lennon (où on peut encore voir ses brûlures de cigarettes !) pour entamer une petite ritournelle en anglais. Elle est ensuite rejointe par un ensemble de cordes venu donner vie aux arrangements de Jean-Louis, créant des moments musicaux grandioses qui émeuvent Vanessa jusqu’aux larmes. Au terme de ces derniers enregistrements, la chanteuse, Jean-Louis et Etienne savent qu’ils tiennent un disque important et chargé d’amour, qu’on a déjà hâte de découvrir à notre tour.

En concert

La dernière partie du documentaire se déroule dans une salle de concert privée où Vanessa se présente, vêtue de ses plus beaux atours, pour nous présenter trois de ses nouvelles chansons : Rendez-vous, Trésor et Les épines du cœur. On découvre ainsi les fruits de son travail acharné à travers son interprétation enjouée, qui donne incontestablement envie de danser !

À VOIR AUSSI : 

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button