Mission Artemis II | Six objets uniques à bord

Publié à
20 h 15
Les combinaisons « citrouille »
Lors des premières missions de la navette spatiale, les astronautes portaient des scaphandres blancs. C’était le cas de Marc Garneau en 1984. Après l’explosion de Challenger en 1986, la NASA a revu ses procédures d’urgence et a réalisé qu’en cas de secours en mer, le blanc serait difficile à voir, relate l’astronaute David Saint-Jacques. On a décidé de suivre l’exemple de l’Armée de l’air, qui avait adopté dans les années 1970 des combinaisons orange pour les vols en haute altitude, pour favoriser les sauvetages en mer. En anglais, on les appelle combinaisons « citrouille » (pumpkin), dit M. Saint-Jacques.
Un toutou pas anodin
PHOTO CHRIS O’MEARA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Le toutou Rise s’envolera avec les astronautes de la mission Artemis II.
Les missions spatiales habitées comportent toutes, depuis celle de Youri Gagarine en 1961, un indicateur d’absence de gravité qui, quand il se met à flotter dans la cabine, indique que l’orbite terrestre est atteinte. Celui d’Artemis II est un toutou, Rise, inspiré de la photo Lever de Terre croquée par les astronautes d’Apollo 8 en 1968. Le dessin a été sélectionné parmi ceux envoyés par 2600 enfants.
Des produits de l’érable dans l’espace
Chacun des quatre astronautes a droit à quelques collations personnelles. Le Canadien Jeremy Hansen a choisi du sirop d’érable, fourni par un producteur québécois, et des biscuits à l’érable. Le commandant américain Reid Wiseman a demandé à avoir du bœuf séché de son Sud natal, le pilote Victor Glover, des sauces épicées, et Christina Koch, des smoothies à la mangue.
Un hommage aux Premières Nations
IMAGE FOURNIE PAR L’AGENCE SPATIALE CANADIENNE
L’écusson de l’astronaute canadien Jeremy Hansen
Jeremy Hansen a son propre écusson de mission, conçu expressément pour lui par un artiste anishnabe du Manitoba, Henry Guimond. L’astronaute l’a demandé après avoir assisté à une cérémonie sacrée en 2023 dans sa communauté. L’écusson inclut des animaux symbolisant le respect (bison), l’amour (aigle), le courage (ours), l’honnêteté (un primate mythologique), la sagesse (le castor, le préféré de M. Hansen), l’humilité (le loup) et la vérité (la tortue), ainsi que la « grand-mère Lune ».
Une toilette privée
PHOTO FOURNIE PAR LA NASA
Réplique grandeur nature de la capsule Orion dans laquelle les astronautes se sont exercés avant la mission, au Centre spatial Lyndon B. Johnson, à Houston
Durant les missions Apollo, les astronautes devaient faire tous leurs besoins naturels dans des sacs de plastique dans la chambre commune. Les astronautes d’Artemis II se considèrent comme « chanceux » d’avoir une toilette privée, accessible à partir d’une porte sur le plancher de la capsule Orion. Elle a la taille d’une petite toilette d’avion de ligne. Les astronautes passeront la durée de la mission dans un espace habitable restreint de quelque 9 m3.
Un clin d’œil à Apollo 18
PHOTO ASHLEY LANDIS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Artefacts du programme Apollo conservés au Centre spatial Lyndon B. Johnson de la NASA, à Houston
En 1970, après Apollo 13, la NASA a annulé les deux dernières missions lunaires prévues, Apollo 18 et 19. L’abandon par les Soviétiques de leur projet lunaire rendait une telle dépense inutile. Un drapeau américain qui devait être installé sur la Lune lors d’Apollo 18 fera le tour de la Lune avec Artemis II. La capsule lunaire emportera aussi un morceau de toile de l’avion des frères Wright qui a fait le premier vol à moteur de l’histoire en 1903.



