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Le discours de Trump change tout: finalement l’essence à 2 $ pour le congé de Pâques

La déclaration de Donald Trump où il a promis de frapper fort contre l’Iran dans les prochaines semaines aura un impact direct sur le prix de l’essence au Québec.

Voici à quoi les automobilistes doivent s’attendre, selon Dan McTeague, président de l’organisme Canadiens pour une énergie abordable.

« Vendredi, ça va être la meilleure journée pour mettre de l’essence avec une baisse de 5 ¢, mais l’essence va augmenter de 6 ou 7 ¢ samedi », prévoit-il.

Initialement, le coût du litre d’ordinaire à Montréal devait descendre autour de 1,88 $ à partir de vendredi et demeurer à ce prix-là toute la fin de semaine.

Après le discours à la nation du président américain mercredi soir, c’est plutôt autour de 2 $ que les automobilistes montréalais feront le plein d’essence de samedi à mardi.

« Les marchés des bourses aux États-Unis sont fermés vendredi pour Pâques, donc à partir de samedi le prix va rester stable », explique M. McTeague.

Il n’y aura pas de répit pour les propriétaires de camions, qui verront le diesel monter de 19 ¢ samedi après une légère baisse la veille.


La station Shell à l’intersection des rues Bélanger et Iberville à Montréal a fait arrêter son prix à 1,999 $, évitant d’atteindre les 2 $.


Photo Mathieu Boulay

La barre psychologique

Après avoir affiché le litre d’essence à 2 $ pendant quelques heures, plusieurs stations-service de Montréal ont décidé d’ajuster leur prix à 1,999 $.

Il s’agit d’une stratégie pour afficher le carburant tout juste en dessous de la barre psychologique de 2 $, explique Dan McTeague.

« Des détaillants peuvent jouer un peu avec la marge de profit », dit-il.

Jeudi matin, le prix moyen à la pompe dans la région de Montréal était de 1,972 $ et à ce prix, la marge prévue était de 6,8 ¢.


Les automobilistes qui circulaient sur l’autoroute 20 jeudi après-midi pouvaient encore profiter d’un prix moins élevé à Saint-Liboire alors que le litre se détaillait à 1,738 $.


Photo Louis Deschênes

Ailleurs en province, des stations d’essence comme celles de Saint-Liboire en bordure de l’autoroute 20 offraient le litre d’ordinaire à 1,738 $.

Pour un résident de Montréal qui travaille sur la route, il y avait une économie d’environ 25 ¢ en faisant le plein dans ses postes de ravitaillement traditionnellement moins chers.

Vers des records ?

Le ton belliqueux de Donald Trump a aussi ravivé les inquiétudes chez les économistes à travers le monde.

Le prix du baril WTI affichait une hausse de 12,54 % jeudi midi, atteignant 111,27 USD, pendant que le baril Brent grimpait de 7,49 %.

Plusieurs analystes s’attendent à ce que le prix du baril monte entre 130 $ à 140 $ si le conflit perdure encore quelques semaines, alors que le sommet historique de 147 $ a été atteint en 2008 autant à Londres qu’à New York.

Et il ne faudrait surtout pas oublier l’essence d’été qui fera son arrivée très prochainement, faisant automatiquement grimper les coûts à la pompe.

« Les prix pourraient facilement atteindre 2,10 $ à 2,15 $ le litre d’ici la mi-avril », estime l’expert Dan McTeague.

Le Québec s’approcherait ainsi de son record de 2,17 $ le litre, atteint en 2022.

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