«Les Français sont adorables, mais il faut que je m’évade» : blessé par les insultes et inquiet de sa liberté, Boualem Sansal songe à quitter la France

EXCLUSIF – Sur le point d’entrer à l’Académie royale de Belgique, l’écrivain franco-algérien récemment libéré de prison et revenu en France se confie au Figaro sur les raisons qui pourraient le pousser à l’exil, dénonçant les attaques d’une «poignée d’oligarques de la pensée».
Ne serait-il rentré en France que pour un temps seulement ? Depuis Bruxelles où il s’apprête à faire son entrée à l’Académie royale de langue et de littérature françaises, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal envisage à haute voix de s’exiler en Belgique ou en Suisse. Né en Algérie, Boualem Sansal a publié l’essentiel de ses romans en France, où il vit depuis une vingtaine d’années, afin d’échapper à la censure du régime algérien qui interdit la publication de certains propos portant atteinte à la nation algérienne, même au travers de publications littéraires.
Il a été naturalisé français en 2024 par Emmanuel Macron. Interpellé à la descente de l’avion à Alger le 16 novembre de cette même année, Boualem Sansal a passé un an en détention avant d’être finalement gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, et est aussitôt retourné vivre en France. Si les autorités françaises ont publiquement appelé à sa libération tout au long de sa détention en Algérie, sa captivité a suscité de vifs débats dans l’opinion et les médias français, tant au sujet des prises de position tenues par Boualem Sansal lui-même qu’au sujet de l’attitude que la France doit adopter par rapport à l’Algérie.
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