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Survivor Québec | La bonne fortune d’une quasi-milliardaire

Vraiment, ça ne paraît pas bien et ça reste de travers dans la gorge des fidèles de Survivor Québec, comme une fibre extradrue de noix de coco du Panamá.


Publié à
5 h 00

Les deux non-éliminations de cette quatrième saison sont tombées, par hasard, sur l’entrepreneure et philanthrope Isabelle Gauvin, 46 ans, épouse du presque milliardaire Luc Poirier et porteuse, dans ce jeu de survie minimaliste, de bijoux griffés valant le prix final remis par la téléréalité de Noovo, soit près de 100 000 $.

À deux reprises en seulement 12 jours de compétition, Isabelle Gauvin a été « techniquement » éliminée par ses camarades de paillasses en feuilles de palmier. Mais à deux reprises, une « twist » dans le déroulement de la partie a permis à Isabelle Gauvin de rester sur son île et de garder son flambeau allumé.

C’est beaucoup de privilèges et de bonne fortune pour une femme qui n’en manque pourtant pas dans sa vraie vie de rêve. Dans les épisodes, l’animateur Patrice Bélanger répète que le calendrier des épreuves et des revirements de Survivor Québec a été échafaudé bien avant le début des tournages en Amérique centrale. Donc, si Isabelle Gauvin obtient autant de « passe-droits », c’est par pure chance et non par favoritisme, a rappelé Patrice Bélanger.

L’animateur a raison de le marteler parce que les sauvetages répétés d’Isabelle Gauvin donnent l’impression d’une forme de favoritisme envers une joueuse loin d’être la meilleure de sa tribu. Avec l’infirmière clinicienne Élise Villeneuve, 48 ans, Isabelle est la concurrente qui « performe » le moins bien dans les affrontements où se dispute la précieuse immunité.

Heureusement, Isabelle Gauvin a enfin gagné lors de son défi ultime contre la cheffe de produit Aya Kouamé, 35 ans, la candidate rivale de la tribu Nali. À l’issue de ce challenge de motricité fine et de contrôle, Patrice Bélanger a proposé un (autre) avantage à Isabelle Gauvin : désire-t-elle regagner le camp de Suggu ou préfère-t-elle déménager chez Nali ? Logiquement, les gens de Suggu, avec qui Isabelle a retissé des liens plus solides, protégeraient davantage Isabelle que les candidats de Nali, qui fonctionnent avec des duos très forts. La courtière immobilière Kathrine Huet, 52 ans, demeure l’alliée la plus fiable pour Isabelle Gauvin chez Suggu.

Dans la jeune histoire de Survivor Québec, aucune personne n’a eu une aussi bonne étoile qu’Isabelle Gauvin. Maintenant, ça serait du pur gaspillage si ses nombreux atouts ne lui servaient pas à progresser très loin.

L’épisode de dimanche soir, plus palpitant que prévu, a été marqué par une immense bourde de la conseillère en voyage Maria Gutierrez, 32 ans, mélangée dans ses couleurs, la pauvre. Membre des rouges de la tribu Nali, Maria a sorti deux noix de coco jaunes de la cage sous-marine, ce qui a propulsé la faction rivale de Suggu vers la victoire. Une erreur mo-nu-men-ta-le, a même commenté Patrice Bélanger, complètement investi dans ce moment coco bongo.

Plus loin dans la partie de Survivor Québec, cette gaffe lui aurait été fatale. Mais plutôt que de punir Maria, les rouges ont orchestré un vote dans l’angle mort pour séparer le « couple » formé de l’expert en financement Jean-Marie Kiminou, 32 ans, et Aya Kouamé, qui a finalement été renvoyée à la maison.

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE SURVIVOR QUÉBEC

Jean-Marie (en bleu), Aya (en kaki) et la tribu Nali pendant une épreuve

Hyperconfiant et assurément fan des quatre accords toltèques, Jean-Marie n’a pas vu venir le départ de sa douce et ce n’était pas désagréable de voir le gourou de Nali perdre pied. Le côté « coach de vie » de Jean-Marie a fini par devenir agaçant et peut-être que cette décharge électrique le rendra moins ésotérique.

Le duo composé de la coordonnatrice artistique Karol Ann Jacques, 32 ans, et du poseur d’armatures de béton Rémi Babeu, 34 ans, joue les trouble-fête et je ne déteste pas ça. Karol Ann et Rémi ont identifié leur ancienne collègue Maryéva Métellus, 38 ans, comme la faille de l’équipe adverse et ils ont malicieusement semé le doute sur ses capacités de triompher. C’est vrai, Maryéva peut exceller, comme dans l’épreuve d’endurance des poids déposés sur ses épaules, tout comme elle peut se planter dans les énigmes ou piquer des sommes de plusieurs heures sur la plage. Maryéva a aussi la fâcheuse tendance de révéler tous les secrets de sa tribu aux autres concurrents, ce qui n’aide pas sa cause.

L’épreuve aquatique de dimanche a été spectaculaire à regarder. Pas mal plus que l’assemblage d’un banal casse-tête, disons. Elle se trouve là, l’essence de Survivor : dans ces défis grandioses qui requièrent de la force physique, de l’endurance, de la concentration et de la logique pour résoudre le puzzle de la fin.

Véritable torpille des mers, l’ingénieur Simon Brassard-Gagnon, 36 ans, a été impressionnant, il a nagé à la vitesse d’un tir frappé de Lane Hutson. Et en plus, Simon a déniché une immunité cachée cette semaine, ce qui le place en position avantageuse en prévision de la fusion finale.

Pour revenir aux non-éliminations qui ont bien servi Isabelle Gauvin, on a compris dimanche que les joueurs n’appréciaient pas le virage « twistvivor » de Survivor Québec. Honnêtement, tant que ce n’est pas de la Twist Shandy, on devrait survivre à ces surprises, salées pour les fans, sucrées pour les participants qui en profitent.

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