[PHOTOS] Moyens de pression illégaux: le tribunal rabroue des syndiqués d’Hydro-Québec
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Une motoneige suspendue dans les airs, des conteneurs et des VTT bloquant des sorties, des alarmes incendie déclenchées sans raison et des corridors obstrués : les moyens de pression utilisés par des employés syndiqués d’Hydro-Québec aux quatre coins de la province ont forcé l’intervention du Tribunal administratif du travail (TAT).
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Dans une décision rendue mardi, le tribunal a tranché : ces gestes constituent des moyens de pression illégaux. Il ordonne au Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec, section locale 1500, « de prendre tous les moyens nécessaires pour que ses membres cessent leurs actions concertées ».
Les événements remontent à mercredi et jeudi de la semaine dernière, alors que les négociations pour renouveler la convention collective, échue depuis 2023, s’enlisent. Malgré l’absence de grève, les actions sur le terrain se multiplient.
Moyens de pression du Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec, section locale SCFP 1500. Ici à Rimouski, le 22 avril 2026.
Photo Hydro-Québec
Parmi les cas les plus frappants : à Rivière-du-Loup, une motoneige est suspendue à l’extérieur d’un bâtiment. À Valleyfield, un conteneur bloque une sortie, compliquant les opérations. Ailleurs, des véhicules et des équipements sont déplacés dans les bureaux, des accès sont barricadés, et des objets encombrent les corridors. Dans certaines centrales, des sorties de secours sont même obstruées, soulevant des inquiétudes sur le plan de la sécurité.
Moyens de pression du Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec, section locale SCFP 1500. Ici à Blainville, le 23 avril 2026.
Photo Hydro-Québec
Moyens de pression du Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec, section locale SCFP 1500. Ici à Montréal, le 23 avril 2026.
Photo Hydro-Québec
À ces gestes spectaculaires s’ajoutent des ralentissements plus subtils : refus concerté de faire des heures supplémentaires, sit-in dans des cafétérias, boycottage de réunions, disparition de tablettes essentielles au travail et retards inhabituels dans des opérations techniques. À Montréal, une intervention planifiée aurait été retardée de plus d’une heure, un délai jugé anormal.
Moyens de pression du Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec, section locale SCFP 1500. Ici à Cabano, le 23 avril 2026.
Photo Hydro-Québec
Moyens « d’un autre siècle »
« Nous déplorons l’utilisation de moyens de pression révolus qui datent d’un autre siècle », a réagi par courriel Maxence Huard-Lefebvre, chef médias chez Hydro-Québec.
« Hydro-Québec prendra les moyens nécessaires afin de protéger ses installations, ses gestionnaires, ses employés et employées, et d’assurer un service de qualité à sa clientèle. »
Moyens de pression du Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec, section locale SCFP 1500. Ici à Rouyn-Noranda, le 23 avril 2026.
Photo Hydro-Québec
Le TAT est catégorique. Il déclare illégaux plusieurs de ces moyens de pression, notamment l’utilisation d’équipements à des fins détournées, le refus de travailler normalement, les sit-in ainsi que l’obstruction des accès dans les installations. Le tribunal ordonne au syndicat de prendre tous les moyens nécessaires pour faire cesser ces actions, et exige des employés qu’ils reprennent immédiatement leurs tâches.
Moyens de pression du Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec, section locale SCFP 1500. Ici à Vaudreuil-Dorion, le 23 avril 2026.
Photo Hydro-Québec
Le Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec n’a pas répondu à notre demande de réaction.
Moyens de pression du Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec, section locale SCFP 1500. Ici à Mont-Tremblant, le 23 avril 2026.
Photo Hydro-Québec
Hydro-Québec soutient que ces gestes mettent en péril la continuité d’un service essentiel. L’entreprise rappelle qu’elle alimente 4,6 millions de clients, incluant des hôpitaux et des services d’urgence, et que toute perturbation prolongée pourrait avoir des conséquences importantes sur la population.
Moyens de pression du Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec, section locale SCFP 1500. Ici à Matane, le 23 avril 2026.
Photo Hydro-Québec
Hydro-Québec a signé des ententes avec cinq de ses huit syndicats. Elle négocie toujours avec le Syndicat des employés de métiers, celui des technologues ainsi que les Infirmières Chantiers.
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