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The Devil Wears Prada 2 | Une suite élégante. That’s all

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Avec ses répliques savoureuses, ses tenues sublimes puis sa distribution réunissant comédiens établis et jeunes talents, The Devil Wears Prada est rapidement devenu un film culte. Difficile de prédire si la suite marquera autant les esprits, mais elle devrait ravir les fans de l’original.


Publié à
12 h 16

Vingt ans après avoir décroché un poste – qu’elle ne désirait pas vraiment – chez Runway, Andy Sachs (Anne Hathaway) est appelée en renfort alors que le célèbre magazine de mode est en gestion de crise. La journaliste, qui s’est bâti une excellente réputation au fil des années, vient de perdre son emploi. Elle est recrutée pour diriger la rédaction de Runway… sans que la rédactrice en chef, Miranda Priestley (Meryl Streep), soit consultée. Leurs retrouvailles offrent l’une des meilleures scènes du film.

Avec le fidèle directeur artistique Nigel Kipling (Stanley Tucci), les deux femmes rendent visite à une autre vieille connaissance, Emily Charlton (Emily Blunt), aujourd’hui membre de la haute direction chez Dior. Les revenus publicitaires de Runway ne sont plus ce qu’ils étaient et le rapport de force entre Miranda et son ancienne assistante s’est inversé. La situation précaire de la prestigieuse publication ainsi que la crise des médias dans son ensemble sont centrales au scénario d’Aline Brosh McKenna, qui avait écrit The Devil Wears Prada d’après le roman du même nom de Lauren Weisberger. Cette fois entièrement original, son récit élargit le regard et propose davantage de rebondissements.

PHOTO MACALL POLAY, FOURNIE PAR 20TH CENTURY STUDIOS

Emily Blunt repend le rôle d’Emily Charlton dans The Devil Wears Prada 2.

Le réalisateur David Frankel (Marley & Me, Hope Springs) est également de retour. Celui-ci jongle habilement avec des enjeux plus grands et une brochette de personnages encore plus importante. En plus du quatuor adoré, se joignent à la distribution Kenneth Branagh, Lucy Liu, Justin Theroux et B. J. Novak. Ces deux derniers incarnent de riches hommes d’affaires qui s’immiscent dans celles de Runway. Les deux rôles sont caricaturaux, particulièrement celui de Justin Theroux qui, le visage recouvert de prothèses, offre une performance grotesque qui détonne terriblement. Tant qu’à se moquer des milliardaires des technologies, on aurait pu le faire avec plus de finesse.

En fait, ce moment arrive en fin de parcours, lorsque Miranda livre un plaidoyer senti sur le génie créatif humain en riposte au couronnement prématuré de l’intelligence artificielle. La femme forte incarnée par Meryl Streep ne s’est pas nécessairement adoucie, mais le temps et les épreuves l’ont vulnérabilisé, la rendant plus sensible et touchante.

Pour sa part, la confiance acquise par Andy Sachs a transformé sa détermination en « syndrome du sauveur ». Son respect pour Runway ainsi que l’amour qu’elle a pour ses collègues – et ex-collègue – lui feront poser des gestes qui ne donneront pas toujours le résultat souhaité.

Bien qu’ils aient chacun droit à leurs moments pour briller, Emily Blunt et Stanley Tucci sont quelque peu effacés dans ce deuxième volet, conséquence de l’abondance de personnages. Cela dit, les nouveaux venus contribuent tous à l’histoire et leurs divers points de vue enrichissent les thèmes abordés – ou, comme Lady Gaga, épatent la galerie.

Si l’intrigue est expédiée dans les premières minutes sans trop de soin, Le diable s’habille en Prada 2, en version française, s’appuie par la suite sur ces personnages attachants pour raconter une histoire plus riche que celle de son prédécesseur. Et que dire de leurs vêtements.

En salle le 1er mai

Comédie dramatique

The Devil Wears Prada 2
(V.F. : Le diable s’habille en Prada 2)

David Frankel

Avec Anne Hathaway, Meryl Streep, Emily Blunt

1 h 59

7,5/10

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