Un homme d’affaires montréalais lance une poursuite de 20,8 M$ après avoir été brûlé sur 56% de son corps par une Ferrari de Luc Poirier

Un homme d’affaires montréalais ayant été affreusement brûlé par une voiture de Luc Poirier chez Ferrari Québec poursuit pour 20,8 millions $ le concessionnaire, des employés et dirigeants et même la maison mère de Ferrari en Italie.
Richard Papazian dit avoir subi des blessures extrêmement graves après s’être rendu le 7 août 2024 chez Ferrari Québec pour magasiner des voitures de collection.
Un employé aurait alors tenté à de multiples reprises de démarrer le moteur d’une Ferrari 360 appartenant au multimillionnaire Luc Poirier.
Une Ferrari 360 2004 de Luc Poirier.
Capture d’écran lemireautomedia.com
La raison pour laquelle la voiture ne démarrait pas est que des pièces cruciales – la rampe d’injection et les injecteurs – avaient été retirées du bolide par un autre employé du concessionnaire quelques semaines plus tôt. Cela en faisait une véritable bombe à retardement, selon le recours.
À force de tenter de démarrer le moteur, l’essence qui s’écoulait et les vapeurs d’essence se sont enflammées, entourant immédiatement de feu M. Papazian qui se tenait à côté de la voiture. En tentant d’échapper aux flammes, la victime aurait en plus glissé sur le carburant qui s’écoulait sur le plancher.
Sévèrement brûlé sur 56 % de son corps et près de s’évanouir, il a été transporté d’urgence à l’hôpital.
L’homme d’affaires Richard Papazian a subi des brûlures atroces après l’explosion d’une Ferrari.
Capture d’écran de la page Facebook Fondation des pompiers
On craignait alors pour sa vie et il a été plongé dans le coma pendant un mois. M. Papazian a finalement pu revenir à la maison 120 jours plus tard. Il allègue toutefois souffrir de séquelles permanentes, comme une maladie rénale chronique, une défiguration corporelle et des dommages à ses cordes vocales.
Aucune empathie
Loin d’offrir leur sympathie au client, le concessionnaire Ferrari Québec et son actionnaire, Gad Bitton, se sont plutôt murés dans le silence, selon la poursuite. Bitton aurait offert à Papazian des miettes pour le dédommager, comme des Ferrari de production limitée que M. Papazian aurait pu revendre à profit.
Gad Bitton, actionnaire de Ferrari Québec.
capture d’écran tirée de la page Facebook de BMW Ville de Québec
« En traitant une tragédie qui bouleverse une vie comme une simple transaction d’affaires, Bitton a révélé que son unique préoccupation était le profit […], avec un mépris total et choquant pour la souffrance qu’il a causée », allègue le recours.
Pis encore, Ferrari Québec n’aurait toujours pas remboursé à M. Papazian un dépôt de 20 000 $ qu’il avait fait sur une autre voiture avant la tragédie.
Poirier ignorait tout
Bien que ce soit la voiture de Luc Poirier qui ait brûlé, celui-ci n’aurait strictement rien à voir avec toute cette histoire, selon la poursuite.
L’homme d’affaires Luc Poirier.
Patrick Seguin / TVA Publications
Ce dernier ignorait que sa voiture avait été modifiée et avait amené la voiture chez le concessionnaire seulement pour des réparations cosmétiques au tableau de bord. Ferrari Québec n’aurait même pas informé Poirier des circonstances de l’explosion. C’est seulement par un appel téléphonique anonyme qu’il aurait été mis au fait de la situation.
Joint hier, M. Poirier a indiqué que sa voiture était une perte totale et qu’il avait été indemnisé par son assureur. Au moment d’écrire ces lignes, Ferrari Québec n’avait pas donné suite à des messages du Journal.
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