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La Victoire de Montréal: une Américaine aux origines québécoises à surveiller

La Victoire de Montréal devra avoir à l’œil une Américaine aux origines québécoises lundi soir, lors du cinquième et dernier match de cette demi-finale face au Frost du Minnesota.

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Sidney Morin a réussi un doublé vendredi, aidant le Frost à l’emporter 3 à 1 pour forcer la présentation d’une ultime rencontre.

La défenseure de 30 ans a maintenant quatre buts en quatre matchs éliminatoires, ce qui égale son total en 84 parties régulières dans la LPHF. Elle n’avait même pas touché la cible durant le plus récent calendrier régulier.

« Je sais que je peux avoir une fraction de seconde de plus avec la rondelle. Je joue avec plus de confiance. C’est immense quand on veut avoir le disque et faire la différence », a expliqué vendredi la championne olympique de 2018 avec les États-Unis.

De Chicoutimi au Minnesota

Les parents de Morin, Charles et Tanya, ont vécu dans l’arrondissement de Chicoutimi, à Saguenay, et ont déménagé au Minnesota avant la naissance de Sidney.

Cette dernière avait raconté à Radio-Canada, lors des Jeux de Pyeongchang, qu’elle avait encore de la famille au Québec et qu’elle avait passé ses vacances d’enfance dans une maison à Mont-Tremblant.

La numéro 5 du Frost vit donc le meilleur des deux mondes, évoluant pour l’équipe de son État natal, après deux campagnes à Boston, et disputant un match ultime sur le sol de ses ancêtres.

« J’ai beaucoup d’expérience et ces grands moments ne me font pas peur. Je pense que c’est ce qui fait la différence », a dit l’athlète de 30 ans, qui a déjà évolué chez les professionnelles en Suisse et en Suède.

De l’expérience

Ce n’est pas la foule de la Place Bell, où la Victoire n’a perdu que deux fois cette saison, qui lui fera peur, pas plus qu’à sa gardienne Maddie Rooney.

« Nous avons déjà gagné là-bas lors de la première partie de cette série, alors nous avons confiance que nous pouvons le faire de nouveau », a noté l’auteure de 29 arrêts vendredi à St. Paul et double championne de la coupe Walter.

Il s’agira du troisième match 5 de l’histoire de la LPHF. Les deux premières fois, c’était le Minnesota qui l’avait emporté sur la route, à Toronto et à Boston.

« Nous sommes une équipe résiliente et nous ne jouons pas comme si nous craignions de perdre. Nous avons notre destinée entre nos mains », a assuré l’entraîneur-chef du Frost, Ken Klee.


Maddie Rooney a réalisé 29 arrêts pour le Frost du Minnesota, vendredi, à St. Paul.


Photo fournie par la LPHF

Trop de pénalités

De son côté, la Victoire n’a jamais disputé une rencontre ultime, pas plus qu’elle n’a accédé à la finale du circuit.

« La première des choses est de ne rien changer, a indiqué l’arrière Erin Ambrose. Il ne faut pas essayer de trop en faire. »

Kori Cheverie souhaite pour sa part que sa troupe tente encore de réduire au silence la puissante attaque du Frost, comme elle l’a fait lors des deux premières périodes vendredi.

« Mais je pense qu’on les a laissées revenir dans la rencontre, a analysé l’entraîneuse-cheffe montréalaise. On a joué un peu avec le feu en écopant de trop de pénalités. »

C’est certain qu’offrir 17 avantages numériques au meilleur jeu de puissance de la LPHF n’aide pas. Au moins, la Victoire n’a accordé que deux filets en de telles circonstances.

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