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Risques d’inflation | La Banque du Canada donne un aperçu d’éventuelles hausses des taux

(Ottawa) Le Conseil de direction de la Banque du Canada a indiqué qu’il examine différentes options concernant son taux directeur afin de faire face aux risques d’inflation liés à la guerre en Iran.


Publié à
14 h 16

Craig Lord

La Presse Canadienne

La banque centrale a publié mercredi le résumé des délibérations qui ont conduit à sa décision de maintenir le taux directeur inchangé pour la quatrième fois consécutive fin avril.

À ce moment-là, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, s’était montré franc quant au dilemme que le conflit au Moyen-Orient pose aux responsables de la politique monétaire.

Si la guerre en Iran ou le durcissement des restrictions commerciales imposées par les États-Unis freinent l’économie, mais que l’inflation reste bien maîtrisée, de nouvelles baisses du taux directeur pourraient s’avérer nécessaires, avait-il expliqué.  

D’un autre côté, la propagation des pressions sur les coûts due à la hausse des prix mondiaux du pétrole pourrait au contraire pousser la Banque du Canada à procéder à des hausses consécutives des taux.

« L’incertitude est plus élevée que d’habitude et il y a de nombreuses issues possibles. La politique monétaire pourrait devoir être souple », a déclaré M. Macklem en avril.

Le résumé des délibérations publié mercredi reprenait en grande partie les scénarios présentés par M. Macklem lors de la dernière décision sur les taux, avec quelques détails supplémentaires.

Par exemple, le Conseil de direction a indiqué que l’ampleur du resserrement nécessaire dans ce scénario dépendrait en partie du niveau d’investissement dans le secteur de l’énergie ainsi que de l’évolution du taux de change du dollar canadien par rapport au dollar américain.

Le Conseil de direction de la Banque du Canada, composé de six membres, est chargé de fixer le taux directeur et d’autres éléments de haut niveau de la politique monétaire.

Les changements futurs de la politique monétaire devraient être mineurs si l’économie évolue globalement conformément aux dernières prévisions de la Banque du Canada, qui tablent sur une baisse du prix mondial du pétrole à 75 $ US le baril au cours de l’année à venir.

Le résumé des délibérations souligne cependant qu’entre la guerre en Iran et l’issue de la prochaine révision de l’accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, de nombreuses voies s’ouvrent quant à l’évolution future de la croissance économique et de l’inflation.

« Il y avait différents points de vue quant aux probabilités liées au résultat de la révision de l’ACEUM et à la guerre au Moyen-Orient, et par conséquent, à la trajectoire la plus probable du taux directeur pour l’avenir », indique le compte rendu des délibérations.

En avril, M. Macklem s’était fait demander ce que ferait la banque centrale si le Canada était confronté simultanément à des droits de douane plus élevés et à une hausse soutenue des prix mondiaux du pétrole, mais il s’était contenté de donner une réponse générale.

« Ce que nous essayons de faire comprendre, c’est l’orientation et l’ampleur approximative de notre réaction face à certaines situations », avait-il souligné.

« Évidemment, s’il s’agit d’une combinaison de ces facteurs, la situation sera encore plus compliquée. Et nous devrons mettre en balance les différents facteurs », avait-il précisé.

La prochaine décision de la Banque du Canada concernant le taux directeur est prévue pour le 10 juin.

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