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Canadien – Sabres | Le septième match en chiffres (bis)

Le Canadien étire le plaisir pour la deuxième série de suite, en se rendant encore à la limite des sept matchs. Voici quelques données historiques sur ces matchs, à consommer par bouchées comme un chou-fleur popcorn de Ricardo.


Publié à
6 h 00

7 sur 8

Si vous êtes un partisan du Canadien, il est possible que l’idée d’un septième match libère des endorphines. Normal : l’histoire récente de l’équipe est ponctuée de succès. Les nostalgiques auront souvenance d’un certain 3 mai 2026, quand le Tricolore, porté par un Jakub Dobeš en transe, avait vaincu le Lightning 2-1, à Tampa. Il s’agissait d’une septième victoire en huit occasions lors d’un septième match pour le Canadien dans les 30 dernières années. La seule défaite pendant cette séquence : le 27 mai 2011, face aux Bruins, un duel décidé par le but gagnant de Nathan Horton en prolongation. D’ailleurs, les trois dernières défaites du CH en septième match ont été subies aux mains des Bruins (2011, 1994, 1991). La dernière équipe autre que Boston à avoir battu Montréal dans un septième match ? Réponse en fin de texte. Indice : le bon vieux Pat Price avait préparé le but gagnant.

1971, 2010

Le CH disputera deux septièmes matchs la même année pour la troisième fois de son histoire. Nos lecteurs les plus sages se souviendront des séries de 1971, quand un jeune Ken Dryden avait mené les Montréalais à la victoire à Boston et à Chicago. Les moins sages penseront davantage au printemps 2010 et aux victoires de Jaroslav Halak à Washington, puis à Pittsburgh. Le CH de 1971 est une des 13 équipes de l’histoire à avoir remporté deux septièmes matchs en route vers une Coupe Stanley. Les Blues de 2019 ont été les derniers à y parvenir.

1 sur 7

Si le Canadien l’emporte, il s’agira de sa 17e victoire dans un septième match, ce qui constituera un record de la LNH. Le CH partage actuellement cette marque avec les Bruins. Les Sabres auront quant à eux besoin de beaucoup de succès au cours des prochains printemps pour rattraper Montréal et Boston. En 55 ans d’histoire, ils ont en effet remporté un seul match ultime, en sept tentatives. Cette unique victoire a été enregistrée le 29 avril 1997, quand Derek Plante a battu Ron Tugnutt d’un tir de loin en prolongation pour éliminer les Sénateurs.

31 contre 16

Ne nous méprenons pas : cette série entre deux des plus jeunes équipes de la LNH n’est pas celle des vieux routiers. N’empêche que le Tricolore, malgré sa jeunesse, affiche le double de l’expérience des Sabres en septième match. Les Montréalais totalisent en effet 31 matchs du genre, contre 16 pour les Sabres. Dans les faits, cependant, l’écart d’expérience sera encore plus grand, car une bonne partie de l’expérience des Sabres vient de joueurs qui seront, selon toute vraisemblance, en civil lundi soir. On pense ici à Tanner Pearson (quatre matchs) et Luke Schenn (deux matchs). Chez le Canadien, les plus expérimentés sont Phillip Danault et Brendan Gallagher (trois matchs chacun), mais comme Schenn et Pearson, Gallagher pourrait très bien être appelé à laisser sa place aux autres. À moins que Martin St-Louis l’intègre à sa formation pour donner une étincelle à son groupe.

152-50

Il s’agira du 203e match ultime dans l’histoire de la LNH. Historiquement, l’équipe qui marque le premier but détient un net avantage (152 victoires, 50 défaites), une fiche que le CH a gonflée il y a deux semaines contre Tampa. Il importe toutefois de souligner que Tampa avait ensuite créé l’égalité, ce qui rappelle qu’il se cache plein de réalités différentes derrière cette fiche. L’équipe à domicile possède aussi un avantage net dans l’histoire de ces confrontations (118-84), mais le Canadien et les Sabres ont passé leur printemps à se moquer du prétendu avantage de la patinoire en livrant de fortes performances sur les patinoires adverses.

9-4

Comme il y a eu 202 matchs ultimes, il y a donc 404 équipes qui en ont disputé un. Du lot, 120 ont été limitées à zéro ou un but. À l’autre bout du spectre, elles sont 50 à avoir inscrit cinq filets ou plus. À voir les Sabres et le Canadien s’échanger les grandes performances offensives (ou les vilaines performances défensives, c’est selon), on peut toutefois se demander si les records offensifs ne seront pas menacés. Le septième match le plus offensif de l’histoire a été disputé en 1968, quand les Kings et les North Stars, deux équipes d’expansion, avaient totalisé 13 buts (victoire des North Stars 9-4). Poul Popiel avait apporté sa contribution en inscrivant un but pour les Kings, mais son gardien, Terry Sawchuk, en avait accordé 9 sur 33 tirs.

Réponse : Les Nordiques de Québec, au deuxième tour des séries de 1985. Pat Price avait préparé le but gagnant de Peter Stastny en prolongation.

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