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« Il faut comprendre ce qui s’en vient »

(Raleigh) Comme Kent Hughes l’avait promis la veille, Martin St-Louis était là, jeudi midi, devant un parterre de médias à l’hôtel où séjourne le Canadien, prêt à amorcer la finale de l’Est.


Publié à
13 h 43

Une série qui l’opposera aux Hurricanes, une équipe qui fascine bien des observateurs par ses succès soutenus depuis des années. Voici les Hurricanes en finale d’association pour la quatrième fois en huit ans. Cette période de succès a commencé en 2018, avec l’arrivée d’un entraîneur-chef, Rod Brind’Amour, qui impose un style de jeu qui fait l’envie de bien des équipes.

St-Louis, comme ses joueurs, a passé une partie de sa rencontre quotidienne avec les médias à discuter de ce style des Hurricanes.

« Il faut que tu comprennes le style de l’adversaire et ne pas l’aider à jouer sa game. Tu dois être organisé. Tu ne peux pas juste travailler fort. Il faut comprendre ce qui s’en vient », a résumé St-Louis.

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES LA PRESSE

L’entraîneur-chef du Canadien, Martin St-Louis

S’il y en a un qui est bien placé pour savoir ce qui s’en vient, c’est Noah Dobson, ancien rival de division des Hurricanes lorsqu’il jouait pour les Islanders. Ses printemps 2023 et 2024 ont pris fin quand il a été éliminé par la Caroline.

« Je connais leur style, ça a toujours été un bon défi, c’est de la pression, ils sont dans ton visage. Il faut être prêts. Les batailles à un contre un seront cruciales. Il faut s’attendre à les voir dans notre visage en tout temps, a décrit le défenseur prince-édouardien.

« L’échec avant est un élément clé de leur jeu. Il faudra se soutenir, utiliser nos jambes et essayer de briser leur pression. Si on le fait, on va plus jouer avec la rondelle et en zone offensive, a poursuivi Dobson.

PHOTO FRANK FRANKLIN II, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Noah Dobson

Cette pression constante sur le porteur de la rondelle, qui est même exercée en désavantage numérique, fait la renommée des « Canes ». Mercredi, Trevor Letowski, adjoint de St-Louis, avait parlé d’une équipe « ultra constante », dans son « urgence » et son « intensité ».

Il sera toutefois intéressant de voir comment le CH y répondra. À sa rencontre de presse de mercredi, Kent Hughes avait insisté sur le fait que son équipe ne peut pas devenir un caméléon (nos mots, pas les siens) en s’adaptant au style de ses adversaires. Il avait justement salué le travail de St-Louis et de ses adjoints à trouver l’équilibre entre connaître l’adversaire, mais aussi « respecter notre identité ».

« Les Hurricanes sont plus concentrés que bien des équipes sur leur propre style, moins sur le style de leurs adversaires. Tampa était très habile offensivement, mais très concentré défensivement. Contre Buffalo, les gars ont senti qu’il y avait un peu plus d’espace pour jouer à notre façon, mais les gars ont compris que quand tu te concentres trop sur ton espace offensif et moins sur l’aspect défensif, c’est une équipe très dangereuse.

« Il y aura des hauts et des bas, comme dans les autres séries, a poursuivi Hughes. Il faut jouer notre style. Une équipe ne peut pas connaître de succès dans cette ligue en s’imposant un lifting chaque fois qu’elle change d’adversaire. »

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Kent Hughes

« Tu arrives à ce point des séries, tu dois avoir confiance dans le style de ton équipe et on l’a, a assuré Dobson. C’est probablement la même chose pour eux. Ce sera serré et ça va revenir à exécuter ton plan dans la structure de ton équipe. »

Le Tricolore a toutefois bien réagi à ce style en saison, en balayant les Hurricanes en trois matchs. Il l’a toutefois fait en marquant 15 buts sur seulement 60 tirs, pour un insoutenable taux de conversion de 25 %.

Pas de rouille

En ce jeudi matin, le Canadien n’a pas tenu d’entraînement collectif sur glace ; seuls les réservistes ont chaussé les patins.

Le descripteur Félix Séguin, de TVA Sports, a noté que Brendan Gallagher, Joseph Veleno et Arber Xhekaj faisaient partie des joueurs sur la patinoire, ce qui suggère qu’Oliver Kapanen et Jayden Struble participeront à la rencontre. Pour Struble, ce serait un premier match depuis le match ultime au premier tour ; il a été laissé de côté pour les sept duels face à Buffalo.

De leur côté, les Hurricanes ont tenu un entraînement complet, eux qui disputeront un premier match depuis le 9 mai.

St-Louis a dit « espérer » que son équipe profite d’un adversaire quelque peu rouillé. « Mais je suis convaincu que Rod les a bien préparés. Je sais qu’ils ont eu une longue pause, mais c’est une équipe de travaillants. Je serais très surpris qu’ils montrent de la rouille », a indiqué l’entraîneur-chef du Tricolore.

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