St-Louis a été à l’image des Hurricanes

RALEIGH | Ce n’était pas le temps de faire une entrevue en profondeur avec Martin St-Louis après la défaite du Canadien lors du deuxième match de la finale de l’Est.
L’entraîneur-chef du Canadien ne s’est pas éternisé dans la salle des médias, accordant un point de presse succinct lors duquel il n’a pas laissé beaucoup d’ouvertures, comme les Hurricanes.
Il a néanmoins reconnu que le reste de la série ressemblerait beaucoup plus à ce deuxième affrontement qu’au premier, remporté 6 à 2 par le Canadien.
« Ça va être dur, ils ont eu de très bons bâtons et notre exécution n’était pas aussi bonne, mais pas mauvaise. Ç’a été une bonne bataille. »
St-Louis était calme et ne semblait pas dérangé par le résultat de la rencontre. Il l’a été un peu plus par la question d’un collègue au sujet de la présence de son quatrième trio sur la glace lors du but décisif en prolongation. Il lui a demandé ce qu’il voulait savoir et a esquivé la question, qui s’est avérée la dernière d’un point de presse où l’on n’a pas appris grand-chose.
Embûche
Ce manque d’exécution, c’est surtout en attaque qu’il a fait mal au Canadien, selon St-Louis.
« Les espaces étaient là, on a manqué d’exécution, ça n’a pas permis à nos défenseurs d’entrer dans les vagues, ça nous a empêchés d’attaquer plus », a-t-il insisté.
Le pilote du Canadien assure qu’il n’est pas mécontent du match de ses hommes, même si tout semble indiquer qu’ils auraient pu passer une bien pire soirée.
« On s’est bien défendus, on a travaillé fort. J’ai aimé comment on s’est comportés. »
Plus égal
St-Louis a soutenu que le match a été plus égal que ne le laisse croire le nombre des tirs au but. Les Hurricanes en ont obtenu 26 contre seulement 12 pour le Canadien.
« On ne leur a pas donné grand-chose », a-t-il ajouté.
Pourtant, ses hommes ont encaissé pas moins de 46 mises en échec contre seulement 16 dans ce match. Règle générale, l’équipe qui domine au chapitre des mises en échec est celle qui a passé la soirée à courir après la rondelle. Ce n’était cependant pas le cas dans cette partie.
L’entraîneur-chef montréalais soutient que son équipe a connu une meilleure troisième période, ce qui n’est pas faux, puisqu’elle a créé l’égalité et qu’elle (20) a tenté presque autant de tirs que les Canes (23).
« Nous avons mieux exécuté. On avait plus d’espace devant nous sur la glace. »




