Coteau-du-Lac | Deux morts à l’issue d’une poursuite policière

Deux personnes, dont un conducteur de 18 ans, sont mortes après que leur véhicule eut plongé dans la rivière Delisle à Coteau-du-Lac, en Montérégie, après une poursuite policière mercredi matin.
L’évènement impliquant des policiers de la Sûreté du Québec (SQ), l’enquête a été confiée au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), qui a confirmé avoir été saisi du dossier à 4 h mercredi. Les « renseignements préliminaires » dévoilés par le BEI indiquent que c’est vers 1 h 11 qu’une autopatrouille de la SQ aurait repéré le véhicule dont le propriétaire, soumis à un couvre-feu, était en bris de condition et aurait tenté de l’intercepter. Le conducteur s’est enfui et, deux minutes plus tard, a perdu le contrôle de son véhicule qui s’est retrouvé à l’envers dans la rivière Delisle, qui traverse la municipalité de Coteau-du-Lac, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Montréal.
Deux personnes à bord du véhicule ont été extirpées de la rivière « avec des blessures graves » et transportées en centre hospitalier où leur décès a été constaté, précise le BEI dans son communiqué.
Aucun détail supplémentaire, notamment l’identité de deux occupants du véhicule, n’a été dévoilé par l’organisme, vers lequel la SQ dirigeait mercredi toute demande d’information. Selon TVA, les deux personnes décédées étaient à bord d’une BMW grise. Le conducteur de 18 ans serait Mohammed Yassin Cherfaoui, de Laval, une information qui n’a pas été confirmée par les autorités. Le 7 mai dernier, il avait plaidé non coupable à trois chefs d’accusation, soit voies de fait, menaces et possession d’une arme. Libéré avec conditions le 11 mai, il devait subir son procès le 13 août prochain.
On ignore l’identité et le sexe de la deuxième personne. Le BEI a indiqué que l’enquête se poursuit en collaboration avec le Service de police de la Ville de Montréal.
Rectificatif
Dans une première version, le nom du conducteur décédé était erronément écrit comme « Chersaoui ». Or, son nom complet est Mohammed Yassin Cherfaoui. Nos excuses.




