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La mère des sœurs Carpentier s’entend avec la Sûreté du Québec

Norah et Romy Carpentier ont été tuées par leur père à l’été 2020, quelques heures après avoir été portées disparues.

Une enquête publique sur les opérations de la police provinciale cette journée-là a révélé plusieurs lacunes.

«Ma confiance envers le système est rendue nulle. Je considère que ma famille a été abandonnée», avait soufflé Amélie Lemieux, après des dizaines de jours d’audience.

Manque de ressources, mauvaise évaluation du danger, manque de formation, orgueil organisationnel, communications déficientes: le coroner Luc Malouin a eu des mots durs envers la SQ. Il a formulé une dizaine de recommandations pour améliorer les pratiques policières.

Avant même le dépôt du rapport, en octobre 2023, la mère des sœurs Carpentier a annoncé poursuivre la Sûreté du Québec pour la perte de ses filles. Selon elle, elles auraient pu être sauvées si les policiers avaient mieux travaillé.

Plus de deux ans et demi plus tard, une entente survient. Les détails de celle-ci ne peuvent être dévoilés en raison d’un engagement de confidentialité.

Attente critiquée

Le 14 mai, l’absence d’une entente entre la SQ et Amélie Lemieux a été critiquée pendant l’étude des crédits du ministère de la Sécurité intérieure (MSI), à l’Assemblée nationale.

«Mme Lemieux a perdu ses deux filles. Devant l’ampleur du drame, je crois qu’il est possible de s’entendre à l’amiable et d’éviter la judiciarisation. Pourquoi, après six ans, la Sûreté du Québec n’a pas indemnisé Mme Lemieux?», avait fustigé le député de Québec solidaire, Andrés Fontecilla.

Le ministre Ian Lafrenière avait alors assuré que les négociations se déroulaient bien.

L’avocat de Mme Lemieux, Me Jean-François Leroux, avait alors précisé que toutes les discussions pour un règlement à l’amiable s’étaient avérées non concluantes, jusqu’à maintenant.

La mère des sœurs Carpentier peut maintenant tourner la page sur cette saga judiciaire. L’entente évite un procès, qui aurait forcé tous les acteurs impliqués à se replonger dans ce drame, qui a secoué tout le Québec à l’été 2020.

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