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250 ans des États-Unis | « Nous serons toujours au sommet », affirme Trump

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(Washington) Donald Trump a mêlé la politique partisane aux appels au patriotisme lors de la commémoration du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, très tard samedi soir. Le président américain a qualifié l’évènement comme « l’un des moments les plus joyeux et les plus glorieux de tous les temps ».

Publié à
8 h 41

Mis à jour à
10 h 46

Steven Sloan et Michelle L. Price

Associated Press

Appel à tous

Quel sentiment vous inspirent les États-Unis à l’occasion des festivités du 250e anniversaire ?


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S’exprimant à Washington après que des orages eurent entraîné l’évacuation du National Mall pendant environ deux heures, M. Trump a rendu hommage aux anciens combattants, dont plusieurs vétérans de la Seconde Guerre mondiale et l’un des premiers officiers noirs à avoir dirigé une équipe des forces spéciales au combat au Vietnam. Ils sont apparus devant des drapeaux symbolisant certains des moments les plus marquants et les plus difficiles de l’histoire américaine, depuis celui qui recouvrait le cercueil d’Abraham Lincoln jusqu’à celui qui flottait sur l’avion piloté par les frères Wright.  

PHOTO MARK SCHIEFELBEIN, ASSOCIATED PRESS

Les vétérans de la Seconde Guerre mondiale Arthur Rose (deuxième à gauche), Don Graves (assis au centre) et Ken Schubring (à droite) se tiennent sur scène pendant que Donald Trump prend la parole lors d’un évènement marquant le 250e anniversaire de la nation, le 4 juillet 2026, sur le National Mall à Washington.

Le président Trump s’est également aventuré sur un terrain partisan inhabituel pour un discours du Jour de l’Indépendance, que les présidents utilisent généralement comme une occasion d’unifier le pays. Au lieu de cela, Donald Trump a de nouveau fait campagne en faveur du SAVE America Act, un projet de loi électorale qui se heurte à des résistances, même de la part des républicains au Congrès. M. Trump a souligné son soutien au deuxième amendement et a relancé ses dénonciations du communisme, qui occupent une place de plus en plus centrale dans son message à l’approche des élections de mi-mandat de novembre.

Ce discours a clôturé une journée fériée que Donald Trump s’est donné beaucoup de mal à façonner à son image. Il a été présenté par deux artistes musicaux qui se produisent souvent lors de ses rassemblements emblématiques, dont Lee Greenwood, qui a interprété God Bless the USA. Les organisateurs de l’évènement étaient en grande partie alignés sur la Maison-Blanche, supplantant ainsi une organisation bipartite lancée par le Congrès il y a une décennie.  

PHOTO JONATHAN ERNST, REUTERS

Donald Trump regarde les feux d’artifice présenté à Washington, le 4 juillet 2026.

« Nous serons toujours au sommet », a déclaré M. Trump. « Nous ne laisserons jamais notre pays sombrer. Nous serons toujours les meilleurs. »

Le président Trump n’a pas autant parlé de lui-même que lors de ses discours habituels. Il a néanmoins trouvé le temps de glisser une plaisanterie sur sa candidature à un troisième mandat présidentiel et sur la « plus grande génération » de la Seconde Guerre mondiale.

« C’est la plus grande génération », a-t-il déclaré. « Je déteste l’admettre, mais c’est vrai. »

L’attente de cette fête historique s’est intensifiée tout au long de l’année, offrant aux Américains l’occasion de réfléchir à leur histoire complexe, celle d’anciens colons d’un empire devenus eux-mêmes une superpuissance. Les organisateurs des célébrations, préparées depuis des mois, ont dû adapter et même annuler certaines activités, alors qu’une grande partie de la côte est américaine étouffait sous une chaleur accablante.

L’administration Trump minimise un défilé suprémaciste

Le secrétaire à l’Intérieur de l’administration Trump, Doug Burgum, a relativisé dimanche un défilé de quelques centaines de militants suprémacistes blancs à Washington pour le 250e anniversaire de l’indépendance, soulignant l’importance de la liberté d’expression dans la démocratie américaine.

Des hommes masqués arrivés samedi dans la matinée à la principale gare de la capitale ont défilé à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d’autres arborant l’emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant « Reprenons l’Amérique ! ».

PHOTO CHENEY ORR, REUTERS

Une passagère est assis à côté de membres du groupe suprémaciste Patriot Front qui prennent le métro à l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis

« Il n’y a aucune des positions qu’ils défendent avec laquelle je pourrais être d’accord. Mais l’un des principes fondateurs des États-Unis, et c’est ce qui rend la démocratie désordonnée, c’est la liberté d’expression », a répondu M. Burgum, interrogé dimanche sur CNN.

Il y a beaucoup de choses que je vois que je pourrais personnellement trouver offensantes et répréhensibles. Mais aux États-Unis, la liberté d’expression est permise.

Doug Burgum, secrétaire à l’Intérieur de l’administration Trump

« Nous sommes dans un pays où quelqu’un peut se présenter et se faire élire en se disant communiste, bien que ce soit ce contre quoi notre nation s’est battue », a argué le secrétaire.

« Il y a beaucoup de choses dans l’Histoire qui peuvent remonter à la surface, mais le bon côté c’est que ces petites choses sont plutôt l’exception, je pense », a-t-il affirmé, se félicitant d’une « unité autour du pays et du drapeau » à l’occasion des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis.

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