Gabriel Diallo: «Il faut mettre la frustration au bon endroit»

Une blessure au dos l’a aussi incommodé durant ses tournois sur terre battue. À Madrid et à Roland-Garros, il a dû déclarer forfait chaque fois en deuxième manche au premier tour.
« J’ai été un peu têtu. J’aurais dû arrêter plus tôt. J’ai essayé de passer par-dessus et ça s’est aggravé. Mais là, c’est parti », a-t-il indiqué.
« Ce n’est pas facile parce qu’on pense aux points qui s’en viennent, aux tournois qu’on veut jouer, aux opportunités. Tu es tête de série quelque part et tu veux aller jouer, mais parfois, ce n’est pas la décision la plus sage », a expliqué Diallo, qui a obtenu un laissez-passer des organisateurs pour le tableau principal de l’OBN.
Cette fois, c’est la bonne ?
Le colosse de 6 pi 8 po est en quête d’une première victoire dans ce fameux tableau principal à Montréal. En 2024, il avait été vaincu par la 16e tête de série Karen Khachanov en deux manches de 6-4.
En 2022, à seulement 20 ans, il avait battu James Duckworth au premier tour des qualifications, mais au moment où un billet pour le tableau principal était à l’enjeu, il avait dû se retirer en deuxième manche de son duel face à Hugo Gaston.
« S’il y a vraiment un tournoi où on veut donner de beaux souvenirs au public, c’est assurément ici », a avoué Diallo, qui ne s’en fait pas avec la pression sur les épaules des joueurs locaux.
« Je pense qu’on peut facilement tomber dans le “trop d’attentes” et se mettre un peu trop de pression sur soi-même. […] Gagnant ou perdant, tu vas avoir le soutien des amateurs canadiens. Ils sont très passionnés, mais ils sont tellement indulgents avec nous. »
Pour le moment, le « petit gars » de Villeray ne connaît pas encore son premier adversaire puisqu’il se frottera à un joueur issu des qualifications.




