Forte demande, pénurie en Russie, raffineries détruites au Moyen-Orient… Les prix des carburants vont rester élevés cet été

La reprise de la guerre au Moyen-Orient et la forte demande des Français à l’occasion des départs estivaux dans l’Hexagone devraient faire bondir les prix des carburants à la pompe tout au long de l’été.
Un véritable coup dur pour les automobilistes français. Chaque jour qui passe, le prix du baril de pétrole augmente. Il a augmenté encore de 2% hier soir.
Cela va se faire ressentir à la pompe, avec un prix avoisinant les 2 euros le litre. Le prix du diesel se situe autour de 1,99 euro le litre, soit une hausse de 8 centimes d’euros en une semaine, alors que celui du Sans Plomb 95 est proche de 1,95 euro le litre, soit une augmentation de 4 centimes d’euros en 7 jours.
3 facteurs expliquent la montée des prix cet été
Plusieurs paramètres font monter le prix des carburants. D’abord, la forte demande en gazole avant les départs en vacances accentue la hausse des tarifs. Or, en France, 48% du parc automobile roule au gazole, selon les données de TotalEnergies.
Deuxièmement, la Russie, confrontée à une pénurie, a promis d’approvisionner ses stations-services donc elle va arrêter d’exporter son pétrole vers la Chine. Conséquence : la Chine va devoir s’approvisionner sur le marché mondial. Cette forte demande va ainsi faire augmenter les cours.
Troisièmement, les raffineries situées au Moyen-Orient ont été endommagées par les bombardements ciblés des Etats-Unis. TotalEnergies disait hier qu’il faudrait pratiquement 6 mois pour remettre en service ces raffineries de pétrole.
Tous ces motifs vont avoir un impact sur les prix des carburants, notamment le diesel qui est importé en France à 25% en provenance du Moyen-Orient.
Les Etats-Unis augmentent leur production
Les experts assurent néanmoins qu’il n’y a aucun risque à ce que le baril de pétrole n’atteigne les 100 dollars le baril car les Etats-Unis ont accéléré leur production pétrolière, tout comme les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Les Émirats Arabes Unis, qui ont quitté l’OPEP le 1er mai dernier, sont désormais libres de produire autant qu’ils le souhaitent.
A noter enfin que les taxes sur le pétrole pèsent pour 60% sur le prix de l’essence en France. 10% de hausse du pétrole représente donc une augmentation des prix de 5 centimes à la pompe.



