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Klara Martel-Laroche: de Quel talent! aux Misérables

Quand Klara Martel-Laroche a choisi d’interpréter J’avais rêvé dans la compétition de talents, elle savait qu’une mouture québécoise de la comédie musicale Les Misérables se préparait. Ce n’est donc pas anodin si elle a jeté son dévolu sur cette chanson associée au personnage de Fantine: c’était le rôle qu’elle désirait et qu’elle a finalement obtenu.

«Je voulais tellement participer aux Misérables!», insiste l’artiste, qui aurait même été prête à passer le balai à la fin des représentations pour faire partie du projet.

Évidemment, Fantine est un rôle beaucoup plus intéressant pour cette chanteuse lyrique diplômée du Conservatoire de Montréal.

«Il faut comprendre que, dans l’histoire de Victor Hugo, ce n’est pas un personnage avec un background clair. Ce n’est pas vraiment une personne. C’est comme un symbole. Par ce qu’elle vit, […] on montre un peu toute l’injustice réservée aux femmes à cette époque-là», explique la chanteuse originaire de Pont-Rouge.

«C’est un beau défi pour moi, aussi. Quand je rentre sur scène dans le personnage de Fantine, je ne ressors qu’une fois, mais pendant tout le temps que je suis sur le stage, je me dégrade jusqu’à la mort, disons. C’est un gros, gros défi au niveau de l’interprétation», ajoute-t-elle.

Son personnage croise assez tôt le chemin Jean Valjean, interprété ici par Alex Gaumond. Cet ancien prisonnier, qu’on retrouve au cœur de l’histoire, promet de veiller sur la fille de Fantine, la jeune Cosette, alors que gronde la révolte dans les rues de Paris au XIXe siècle.

«L’histoire est vraiment forte. À la fin du spectacle, on le voit: les lumières s’allument, les gens sont en pleurs parce qu’il y a tellement un beau message là-dedans», soutient l’interprète, en vantant du même coup la musique et les chansons qui accompagnent l’histoire.

En plus, 15 musiciens donnent vie à ces mélodies.

«C’est quand même impressionnant. On a très rarement ça, 15 musiciens, pour une comédie musicale au Québec», fait valoir cette connaisseuse.

L’effet Quel talent!

Il est difficile de savoir si sa performance télévisée l’a aidée à obtenir ce rôle, car Klara Martel-Laroche avait passé l’audition avant la diffusion des quarts de finale de Quel talent!.

«J’ai appris que j’avais le rôle plus ou moins en même temps que la diffusion», précise l’artiste.

«J’ose croire que j’ai fait une bonne audition. J’avais rêvé, c’est une chanson que j’aime tellement et que je chante depuis très, très longtemps», souligne la mezzo-soprano, qu’on a aussi vue dans La Mélodie du bonheur.

Toutefois, sa participation à l’émission lui a bel et bien valu un contrat.

Serge Denoncourt – juge sur lequel elle a fait grande impression – l’a invitée à rejoindre la troupe anglophone de Bernadette, une comédie musicale française, dont il était le metteur en scène.

Après son succès sur le Vieux Continent, cette production se préparait pour une tournée américaine s’arrêtant notamment à Chicago.

«Il y avait à peu près le quart des comédiens qui était du Québec. Je jouais la cheffe du chœur, celle qui parle un peu pour le groupe, une espèce de coryphée. Puis, j’étais aussi doublure de la mère de Bernadette», raconte Klara Martel-Laroche.

«C’était mes premiers rôles en anglais. Donc, c’était vraiment une expérience importante dans mon parcours. J’adore chanter et jouer dans ma langue, mais on ne peut pas nier que l’anglais ouvre plein d’autres opportunités. Ça fait que moi, si je peux faire les deux, je serais vraiment plus que comblée», ajoute-t-elle.

Oser rêver

La chanteuse de 29 ans a toujours rêvé d’avoir un pied dans le monde de la comédie musicale et un autre dans celui du chant lyrique. Et c’est essentiellement ce qu’elle fait aujourd’hui, créant du même coup des ponts entre la culture classique et populaire.

Comme c’est souvent le cas, quand un rêve se concrétise, un autre ne tarde pas à se dessiner…

«J’aimerais ça jouer plus, essayer de développer le jeu caméra aussi. Ne serait-ce qu’en chant. Je vois qu’il y a de nouveaux films musicaux. Moi, c’est vraiment un rêve d’être dans un film musical. J’ai déjà eu un rôle chanté dans Mademoiselle Bottine», partage Klara Martel-Laroche .

À l’automne 2026, on verra l’interprète dans la distribution de Félix, je me souviens qui sera présenté à l’Espace Saint-Denis à Montréal, puis au Capitole de Québec.

Les Misérables est présentée au Grand Théâtre de Québec du 7 au 22 aout 2026.

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