L’ancien joueur du Canadien Phil Goyette est mort

Phil Goyette, qui a connu ses succès collectifs dans l’uniforme du Canadien et ses meilleurs moments individuels dans ceux des Rangers de New York et des Blues de St. Louis, s’est éteint.
Publié à
14 h 18
À 92 ans, il était le deuxième plus âgé parmi les anciens joueurs du Canadien.
Joueur de centre, Goyette a œuvré dans l’ombre de Jean Béliveau et Henri Richard avec le CH. Dans un rôle défensif, il a contribué à quatre conquêtes d’affilée de la Coupe Stanley, de 1957 à 1960.
Il a obtenu deux tours du chapeau consécutifs, contre les Red Wings de Detroit et les Blackhawks de Chicago, en 1960.
Goyette n’aurait jamais voulu quitter le Canadien. Il a mal accepté son échange aux Rangers le 4 juin 1963 en compagnie de Don Marshall et Jacques Plante en retour de Lorne Worsley, Dave Balon, Normand Rochefort et Len Ronson. Pourtant, il s’est épanoui en attaque dans le Big Apple. Jumelé à Marshall et Bob Nevin, Goyette s’est révélé le meilleur pointeur des Rangers en 1963-1964 et 1966-1967. Il a amassé 65 points à chacune de ces deux saisons.
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Les joueurs du Canadien célèbrent après avoir remporté la Coupe Stanley en 1958. De gauche à droite : Jean-Guy Talbot, Dollard St-Laurent, André Pronovost, Marcel Bonin et Phil Goyette.
Le meilleur était à venir. À 36 ans, en 1969-1970, Goyette a terminé au quatrième rang des compteurs de la Ligue nationale. Il a totalisé 29 buts, 49 mentions d’aide et 78 points, trois sommets personnels, chez les Blues, une équipe d’expansion qui a atteint la finale de la Coupe Stanley cette saison-là. Il a ajouté 14 points en 16 matchs éliminatoires.
La Ligue nationale lui a attribué le trophée Lady Byng, décerné au gentilhomme. La LNH ne pouvait pas trouver meilleur candidat ; Goyette n’a jamais reçu plus de 18 minutes de pénalités en une saison.
Sa carrière a pris fin en 1972 et il est aussitôt devenu l’entraîneur des Islanders de New York. Il a été congédié en cours de saison, au moment où l’équipe présentait un dossier de 6-40-4.
« Quand la calèche va mal, ce ne sont pas les chevaux qu’on change, mais le cocher, a dit Goyette au sujet de sa seule expérience à titre d’entraîneur-chef. J’ai été sacrifié parce que je n’avais pas les chevaux pour rivaliser avec les autres équipes du circuit. C’est une expérience qui a duré le temps des roses et que je préférerais oublier. »
Goyette est rentré à Lachine où il était né le 31 octobre 1933.




