Frappes policières: l’étau se resserre autour du trafiquant All Boivin, qui semble un peu plus isolé

L’étau se resserre autour du trafiquant All Boivin, qui semble un peu plus isolé après des frappes policières importantes mercredi matin.
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«Pour rester en cavale et continuer à gérer sa business, il lui faut des collaborateurs. Ils viennent de lui couper pas mal de tentacules. Il pourrait avoir plus de misère à en trouver d’autres», illustre Roger Ferland, sergent-détective à la retraite du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).
Dans les dernières heures, des proches du trafiquant et des individus opérant sous l’égide des Hells Angels ont été arrêtés.
La Sûreté du Québec (SQ) indique avoir mis la main au collet d’un total de 10 suspects, qui seraient tous liés à All Boivin, l’un des criminels les plus recherchés au pays.
Toujours recherché
«Il risque d’être affaibli. C’est possiblement une question de temps avant qu’on puisse lui mettre la main au collet», ajoute l’ancien enquêteur.
De toute évidence, les policiers travaillent très fort et en équipe. De l’écoute électronique fait certainement partie des moyens déployés et le portefeuille est visé pour freiner la cavale de Boivin.
«Ils ont saisi des biens et l’État va s’en mêler. C’est le nerf de la guerre. Il faut cesser de leur laisser leur argent. Il faut teinter l’argent et prouver d’où elle vient. Le fond du problème est là. D’en saisir une partie, c’est parfait», explique Roger Ferland, également enseignant en techniques policières.
En 2026, le crime a pris un virage particulier avec plusieurs adolescents qui commettent des actes graves, sans connaître le groupe qui va les payer.
Des moyens
«C’est le chaos d’aujourd’hui. Avec la facilité des communications, des jeunes mettent le feu sans savoir pour qui ils agissent. Il y a un peu de désorganisation, mais nous n’aurons plus les modèles du passé.»
Rappelons qu’All Boivin s’est dissocié du Blood Family Mafia (BFM) dans la dernière année et opère désormais sous un autre groupe, le North Savage Gang (NSG).
Roger Ferland est convaincu que les frappes de mercredi vont déstabiliser les organisations, du moins temporairement.
«Il y a encore beaucoup de travail à faire. Le crime a pris de l’ampleur. Il faut aussi retourner voir les jeunes dans les écoles pour leur expliquer les conséquences directes», termine-t-il.
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